2.2 Activités manipulatrices et trompeuses

    1. Un participant ou une personne ayant droit d’accès ne doit pas, directement ou indirectement, se livrer à une manœuvre, à une action ou à une pratique manipulatrice ou trompeuse ou participer à son utilisation, dans le cadre d’un ordre ou d’une transaction sur un marché s’il connaît ou devrait raisonnablement connaître la nature de la manœuvre, de l’action ou de la pratique.
    2. Un participant ou une personne ayant droit d’accès ne doit pas, directement ou indirectement, saisir un ordre ou exécuter une transaction sur un marché s’il sait ou devrait raisonnablement savoir que la saisie de l’ordre ou l’exécution de la transaction aura ou serait raisonnablement susceptible d’avoir pour effet de créer :
      1. une apparence fausse ou trompeuse d’activité de négociation sur le titre ou de susciter un intérêt à l’égard de l’achat ou de la vente du titre;
      2. un cours vendeur, un cours acheteur ou un prix de vente factices à l’égard du titre ou d’un titre connexe.
    3. Il est entendu que la saisie d’un ordre ou l’exécution d’une transaction sur un marché par une personne conformément aux obligations de négociation établies par un marché n’est pas réputée constituer une violation des alinéas (1) ou (2) à la condition que cet ordre ou cette transaction soit conforme aux règles du marché ou aux modalités du contrat intervenu avec le marché applicables et que l’ordre ou la transaction ait été nécessaire afin de respecter les obligations de négociation établies par un marché qui s’appliquent.
    POLITIQUE 2.2 ACTIVITÉS MANIPULATRICES ET TROMPEUSES
    Article 1 – Manœuvre, action ou pratique manipulatrice et trompeuse

    Il existe un certain nombre d’activités qui, de par leur nature, seront jugées constituer une manœuvre, action ou pratique manipulatrice ou trompeuse. Aux fins de l’alinéa (1) du paragraphe 2.2 et sans que soit limitée la portée générale de cet alinéa, les activités suivantes constituent une manœuvre, une action ou une pratique manipulatrice ou trompeuse lorsqu’elles sont effectuées sur un marché :

    1. le fait d’effectuer une transaction fictive;
    2. le fait d’effectuer une transaction sur un titre qui n’a pas pour effet d’opérer un changement dans le droit de propriété effective ou économique sur ce titre;
    3. le fait d’effectuer, conjointement ou à titre exclusif, des transactions en vue de restreindre la quantité de titres disponibles pour régler des transactions effectuées par d’autres personnes, sauf à des cours et selon des conditions que cette ou ces personnes imposent de façon arbitraire.

    Si des personnes savent ou devraient raisonnablement savoir qu’elles se livrent ou qu’elles participent à ce type d’activités ou à des activités semblables, ces personnes contreviennent à l’alinéa (1) du paragraphe 2.2, peu importe si cette manœuvre, action ou pratique crée une apparence fausse ou trompeuse d’activité de négociation, suscite un intérêt à l’égard de l’achat ou de la vente d’un titre ou engendre un cours vendeur, un cours acheteur ou un prix de vente factices visant un titre ou un titre connexe.

    Article 2 – Apparence fausse ou trompeuse d’une activité de négociation ou cours factice

    Aux fins de l’alinéa (2) du paragraphe 2.2 et sans que soit limitée la portée générale de cet alinéa, si l’une des activités suivantes a lieu sur un marché et crée ou pourrait raisonnablement être susceptible de créer une apparence fausse ou trompeuse d’activité de négociation ou suscite ou pourrait raisonnablement être susceptible de susciter un intérêt à l’égard de l’achat ou de la vente d’un titre ou un cours vendeur, un cours acheteur ou un prix de vente factices, la saisie de l’ordre ou l’exécution de la transaction est réputée constituer une violation de l’alinéa (2) du paragraphe 2.2 :

    1. le fait de saisir un ou des ordres d’achat d’un titre, tout en sachant qu’un ou des ordres de vente du titre, sensiblement de même taille, à la même heure et au même cours, ont été ou seront saisis par ou pour les mêmes personnes ou des personnes différentes;
    2. le fait de saisir un ou des ordres de vente d’un titre, tout en sachant qu’un ou des ordres d’achat du titre, sensiblement de même taille, à la même heure et au même cours, ont été ou seront saisis;
    3. le fait d’acheter ou d’offrir d’acheter un titre à des prix graduellement plus élevés;
    4. le fait de vendre ou d’offrir de vendre un titre à des prix graduellement plus bas;
    5. le fait de saisir un ou des ordres d’achat ou de vente d’un titre pour, selon le cas :
      1. fixer un prix de vente, un cours vendeur ou un cours acheteur préétabli,
      2. obtenir un prix de vente, un cours vendeur ou un cours acheteur de clôture élevé ou bas,
      3. maintenir le prix de vente, le cours vendeur ou le cours acheteur dans une fourchette préétablie; 
    6. le fait de saisir un ordre ou une série d’ordres visant un titre que l’on ne prévoit pas exécuter;
    7. le fait de saisir un ordre d’achat d’un titre sans pouvoir, au moment de la saisie de l’ordre, effectuer, ou sans avoir une attente raisonnable de pouvoir effectuer, le paiement qui serait nécessaire afin de régler toute transaction qui découlerait de l’exécution de l’ordre;
    8. le fait de saisir un ordre de vente d’un titre sans, au moment de la saisie de l’ordre, avoir une attente raisonnable de pouvoir régler toute transaction qui découlerait de l’exécution de l’ordre;
    9. le fait d’effectuer une transaction sur un titre, autre qu’une application interne, entre des comptes sous l’emprise ou le contrôle de la même personne.

    Si des personnes savent ou devraient raisonnablement savoir qu’elles se livrent ou qu’elles participent à ce type d’activités, ou à des types d’activités semblables, ces personnes contreviennent à l’alinéa (2) du paragraphe 2.2, peu importe que cette activité crée une apparence fausse ou trompeuse d’activité de négociation, suscite un intérêt à l’égard de l’achat ou de la vente d’un titre ou engendre un cours vendeur, un cours acheteur ou un prix de vente factices visant un titre ou un titre connexe.

    Article 3 – Établissement de cours factices

    Pour l’application de l’alinéa (2) du paragraphe 2.2, un cours vendeur, un cours acheteur ou un prix de vente est réputé factice s’il n’est pas justifié par une offre ou une demande réelle à l’égard d’un titre. Le fait qu’un cours précis soit ou non « factice » dépend des circonstances.

    Voici certains facteurs pertinents pour établir si un cours est factice :

    1. le cours des transactions qui précèdent ou suivent;
    2. la fluctuation du dernier prix de vente, du meilleur cours vendeur ou du meilleur cours acheteur qui résulte de la saisie de l’ordre sur un marché;
    3. la liquidité récente du titre;
    4. l’heure de la saisie de l’ordre ou les directives se rapportant à l’heure de saisie de l’ordre;
    5. la question à savoir si un participant, une personne ayant droit d’accès ou un compte prenant part à l’ordre :
      1. a des raisons de vouloir établir un cours factice,
      2. compte pour la quasi‑totalité des ordres saisis ou exécutés visant l’achat ou la vente du titre.

    L’absence d’un ou de plusieurs de ces facteurs n’établit pas de façon concluante qu’un cours est ou non factice.

    Expressions définies : 

    NC 21-101 article 1.1 – « ordre »

    NC 21-101 article 1.4 - « titre »

    RUIM paragraphe 1.1 – affichage consolidé du marché, application interne, autorité de contrôle du marché, dernier cours vendeur, marché, meilleurs cours acheteur, meilleur cours vendeur, obligations de négociation établies par un marché, participant, personne ayant droit d’accès, règles du marché et titre connexe

    RUIM alinéa 1.2(2) – personne et transaction

    Disposition connexe :

    RUIM alinéa 1.2(3) – interprétation de l’expression « devrait vraisemblablement savoir » ou « devrait vraisemblablement connaître »

     

    Historique réglementaire :

    Avec prise d’effet le 1er avril 2005, les commissions des valeurs mobilières compétentes ont approuvé une modification visant à abroger et à remplacer le paragraphe 2.2 et la Politique 2.2.  Se reporter à l’Avis sur l’intégrité du marché 2005‑011 – Avis d’approbation de modifications – « Dispositions relatives aux activités manipulatrices et trompeuses » (1er avril 2005).

    Avec prise d’effet le 26 août 2011, les commissions des valeurs mobilières compétentes ont approuvé des modifications à l’alinéa (3) du paragraphe 2.2 afin a) d’ajouter, après le membre de phrase « règles du marché » le membre de phrase « ou aux modalités du contrat intervenu avec le marché » et b) de supprimer l’expression « obligations de tenue du marché » et la remplacer par l’expression « obligations de négociation établies par le marché ».

     Se reporter à l’Avis de l’OCRCVM 11‑0251 – Avis d’approbation – « Dispositions se rapportant aux obligations du teneur de marché et relatives aux lots irréguliers et aux autres obligations de négociation établies par un marché » (26 août 2011).

    Le 2 mars 2012, les commissions des valeurs mobilières compétentes ont approuvé une modification visant à abroger l’alinéa d) de l’Article 1 de la Politique 2.2 prenant effet le 15 octobre 2012.  Se reporter à l’Avis d’approbation 12‑0078 – Avis d’approbation – « Dispositions concernant la réglementation des ventes à découvert et des transactions échouées » (2 mars 2012).

    Le 9 décembre 2013, les commissions des valeurs mobilières compétentes ont approuvé des modifications de la version française des RUIM.  Se reporter à l’Avis de l’OCRCVM 13‑0294 – Avis d’approbation/de mise en œuvre – « Modifications de la version française des RUIM ».

    Procédures disciplinaires : Dans l’affaire intéressant Douglas Christie (« Christie ») (5 septembre 2002) OR 2002-002

    Faits – Christie était employé en tant que négociateur inscrit. L’un des titres dont la responsabilité lui incombait était celui de Mosaid Technologies (« Mosaid »). La rémunération de Christie était fondée sur les profits de négociation et était calculée selon le solde des stocks à la fermeture du mois, toutes les positions acheteur étant établies suivant le cours acheteur affiché. Dans tous les cas, les offres d’achat sont venues à échéance sans avoir été comblées à la fin de la journée.

    Règlement convenu – Au cours des périodes pertinentes, Christie a saisi des offres d’achat visant un titre coté en bourse pour un compte propre ou un compte non-client alors que l’incidence de cette action consistait à établir une cotation factice ou une cotation à cours élevé à la clôture à l’égard du titre coté en bourse. Christie savait que sa maison de courtage calculait la valeur de son compte de stocks en fonction du cours acheteur à la clôture sur toutes les positions acheteur et, en saisissant des ordres assortis de cours acheteur élevés à la fermeture, il l’a fait pour son propre avantage financier et non dans le but d’effectuer des achats ou d’exécuter ses responsabilités à titre de négociateur inscrit.

    Exigences examinées – Règle de la TSX 4-202 et Politique 4-202. Dispositions comparables des RUIM Paragraphe 2.2 et Politique 2.2 

    Sanction - amende de 15 000 $ et frais de 6 000 $

    Procédures disciplinaires : Dans l’affaire intéressant Erica Fearn (« Fearn ») (28 octobre 2002) OR 2002-007

    Faits – Entre octobre 1997 et novembre 1998, Fearn, qui était conseillère en placements, s’est livrée à une tendance de négociation sans avantage économique au sein de comptes clients qui affichaient des positions de débit existantes. La pratique préconisée par Fearn consistait à acheter, puis à vendre immédiatement par la suite, des actions très liquides pour les comptes clients dans le seul but d’entraîner un reclassement chronologique de la position de débit des clients, ainsi retardant le paiement à l’égard des débits aux comptes clients.

    Règlement convenu – Fearn a réalisé des transactions, ou y a participé, lorsqu’un client n’avait ni la capacité ni l’intention de bonne foi de régler en bonne et due forme les opérations en question et dans le but de reporter le paiement à l’égard des titres négociés. En conséquence de ces négociations, le cours normal du marché à l’égard de ces titres a été perturbé indûment et a créé une situation anormale du marché.

    Exigences examinées – Règlement de la Bourse de Vancouver 5.02(4)a). Dispositions comparables des RUIM - Paragraphe 2.2 et Politique 2.2

    Sanction – paiement volontaire de 7 000 $ et frais de 3 000 $

    Procédures disciplinaires : Dans l’affaire intéressant John Andrew Scott (« Scott ») (13 novembre 2003) OR 2003-010

    FaitsEntre le 1er février et le 5 juillet 2000, Scott et son adjointe aux ventes ont saisi des ordres pour le compte d’un groupe de clients qui négociaient activement un nombre important d’actions d’une société déterminée. La négociation réalisée pour le compte de ces clients a créé une apparence fausse et trompeuse d’une activité de négociation à l’égard du titre déterminé et, dans certains cas, des cours factices à l’égard du titre. Scott s’est également livré à des opérations hors bourse irrégulières visant des actions pour son compte personnel.

    Règlement convenu – Scott a eu recours à une pratique de négociation manipulatrice ou trompeuse ou a sciemment participé à l’utilisation d’une telle pratique à l’égard de l’achat et de la vente de titres, ce qui a créé une apparence fausse ou trompeuse d’une activité de négociation ou un cours factice pour les titres.

    Exigences examinées – Articles 11.01 et 11.26 du Règlement général de la TSX, Partie XIV des Décisions et Directives du Conseil d’administration de la TSX, Règle 4-202 et Politique 4-202 de la TSX. Dispositions comparables des RUIM - Paragraphe 2.2 et Politique 2.2

    Sanction - amende de 125 000 $ et frais de 35 000 $; restitution de 53 765,85 $; suspension de l’accès aux marchés réglementés par SRM pendant une période de deux ans

    Procédures disciplinaires : Le paragraphe 2.2 a été examiné Dans l’affaire intéressant Kai Tolpinrud (« Tolpinrud ») (16 janvier 2004) OR 2004-001.  Se reporter aux Procédures disciplinaires en vertu du paragraphe 2.1.

    Procédures disciplinaires : Dans l’affaire intéressant UBS Valeurs Mobilières Canada Inc. (« UBS Canada ») (8 octobre 2004) ER 2004-006

    Faits – Malgré des avertissements de la part de SRM et la publication d’Avis relatifs à l’intégrité du marché sur la question de la saisie en double d’ordres, USB Canada a continué à se livrer à une tendance de saisie en double d’ordres entre septembre 2003 et juillet 2004, dans le cadre de laquelle, plutôt que de faire l’achat ou la vente sur le marché afin de combler des ordres clients, USB a effectué des achats ou ventes par l’intermédiaire de son compte de stocks puis a procédé à des applications des achats et des ventes au sein du compte de stocks en vue de combler les ordres clients. USB Canada a également omis d’élaborer et de mettre en œuvre des politiques et procédures convenables, et de les mettre à l’épreuve, dans le cadre de sa négociation sur les marchés réglementés par SRM, et ce, malgré les lacunes cernées à plusieurs reprises par SRM dans le cadre de son programme d’examen du pupitre de négociation.

    Règlement convenu – La pratique de la saisie en double d’ordres violait l’interdiction prévue dans les RUIM à l’égard des pratiques de négociation manipulatrices et trompeuses. En permettant une tendance continue de saisie en double d’ordres malgré la publication par SRM d’Avis relatif à l’intégrité du marché concernant la saisie en double et en raison de son omission d’élaborer et de mettre en œuvre des politiques et procédures convenables en rapport avec sa négociation sur les marchés réglementés par SRM, USB a omis de s’acquitter des obligations qui lui incombaient en matière de conformité et de supervision.

    Exigences examinées – Alinéas 2.2(1), 10.11(3), 7.1(1) et Politique 7.1

    Sanction - amende de 2 000 000 $ et frais de 100 000 $; engagement d’un expert-conseil indépendant afin d’examiner les systèmes de supervision et de conformité existants.

    Procédures disciplinaires : Dans l’affaire intéressant W. Scott Leckie (19 juillet 2005) ER 2005-005

    Faits – Entre avril et juin 2003, le négociateur a eu recours à une stratégie de vente à découvert pour le compte d’un client en négociant par l’entremise du premier courtier. Lorsque le négociateur n’a pas été en mesure d’emprunter des titres afin de couvrir la position à découvert du client, il a ouvert un autre compte pour le client auprès d’un autre participant (le « deuxième courtier ») pensant qu’il pourrait emprunter les actions. Lorsqu’il n’a pas été en mesure d’emprunter les titres auprès du deuxième courtier, il a vendu des titres à découvert dans le compte du client auprès du deuxième courtier et il a acheté les actions au sein du compte du client auprès du premier courtier en vue de couvrir la position à découvert existante. Au cours de la période pertinente, le négociateur s’est livré à la pratique de la prise et de la couverture de positions à découvert, en négociant entre les deux comptes clients auprès du premier courtier et du deuxième courtier.

    Règlement convenu – Le fait d’effectuer des transactions visant des titres qui ne faisaient intervenir aucun changement dans la propriété effective ni économique constituait une « transaction fictive » ainsi qu’une pratique de négociation manipulatrice et trompeuse.

    Exigences examinées – Sous-alinéas 2.2(2)b) et 10.4(1)a)

    Sanction – amende de 100 000 $ et frais de 20 000 $

    Procédures disciplinaires : Dans l’affaire intéressant Ian Macdonald, Edward Boyd, Peter Dennis et David Singh (28 juillet 2005) ER 2005-006 

    Faits – En août 2004, RBC Dominion valeurs mobilières inc. (« RBC DVM ») et un autre participant ont convenu d’exécuter des transactions visant deux titres dans le cadre de la fonction Clôture du marché (« CDM ») de la TSX en saisissant des ordres au mieux des côtés opposés du marché. RBC DVM a saisi les ordres qui lui incombaient pour des comptes de stocks de RBC DVM. L’autre participant a ultérieurement omis de saisir les ordres de contrepartie convenus. Il en a résulté un déséquilibre dans le cadre de la fonction CDM qui a été diffusé à 15 h 40. RBC DVM a alors saisi des ordres CDM à cours limité compensateurs pour des comptes de stocks de RBC DVM afin de limiter sa responsabilité éventuelle causée par le déséquilibre CDM.

    Règlement convenu – La saisie par les employés d’un participant d’ordres CDM à cours limité en vue de compenser des ordres CDM au mieux saisis par ces employés pour ce participant, même dans des circonstances où les employés tentent de « corriger » un déséquilibre CDM existant, constitue une « transaction fictive » et une pratique de négociation manipulatrice et trompeuse.

    Exigences examinées – Alinéa 2.2(1), sous alinéas 2.2(2)b) et 10.4(1)a)

    Sanction – 

    Ian Macdonald amende de 90 000 $ et frais de 35 000 $

    Edward Boyd amende de 60 000 $ et frais de 20 000 $

    David Singh amende de 60 000 $ et frais de 20 000 $

    Peter Dennis amende de 20 000 $ et frais de 7 000 $

    Procédures disciplinaires : Dans l’affaire intéressant Alfred Simon Gregorian (« Gregorian ») (12 avril 2006) ASD 2006-003

    Faits – Entre le 1er septembre 2002 et le 31 mai 2003 et entre le 1er novembre 2003 et le 12 janvier 2004, Gregorian, courtier en placements auprès de Research Capital Corporation, a participé au recours qu’ont eu ses clients à des pratiques de négociation manipulatrices dans le cadre de l’achat et de la vente de titres d’International Wex Technologies Inc. (« WXI »), émetteur coté à la BC-TSX. Entre le 1er septembre 2002 et le 31 mai 2003, Gregorian a placé 801 ordres visant des actions de WXI pour les comptes de deux clients en se fiant à des ordres fournis par des initiés de WXI qui détenaient des autorisations de négociation par rapport aux comptes des clients. La tendance de saisie d’ordres et de négociation comportait le placement d’offres d’achat sur le marché lorsque le cours des actions de WXI faisait l’objet de pressions et l’exécution d’achats légèrement à la hausse en vue de « corriger » des légères baisses le même jour à l’égard du cours des titres de WXI, le tout dans une tentative d’appuyer de façon irrégulière le cours des actions de WXI.

    Entre le 1er novembre 2003 et le 12 janvier 2004, Gregorian a participé au recours qu’a eu son client à des pratiques de négociation manipulatrices dans le cadre de l’achat d’actions de WXI en se livrant à une tendance de négociation qui n’était pas compatible avec une tentative de bonne foi de se procurer des actions de WXI au fil du temps moyennant les cours les plus favorables et qui constituait une tendance globale de négociation moyennant des cours plus élevés que ceux qui auraient par ailleurs été dictés par les forces du marché.

    Règlement convenu – La nature et l’ampleur de la négociation au sein des comptes des clients, conjuguées à des frais de commission extraordinaires et à la fréquence des négociations sans avantage économique, font état de la participation avec connaissance de cause de Gregorian aux pratiques de négociation manipulatrices et trompeuses qui se sont produites au sein des comptes des clients.

    Exigences examinées – Paragraphe 2.2

    Sanction – amende de 39 000 $ et restitution de 16 260 $ de bénéfice qu’a retiré Gregorian; suspension des marchés réglementés par SRM pendant 5 ans

    Procédures disciplinaires : Dans l’affaire intéressant Michael Bond (« Bond ») et Sesto DeLuca (« DeLuca ») (4 juin 2007) ASD 2007-003

    Faits – Entre le 4 avril 2005 et le 29 juillet 2005, Bond, négociateur de stocks employé par W.D. Latimer Co. Limited, a créé un cours acheteur factice à l’égard des actions peu négociées de trois émetteurs cotés à la Bourse de croissance TSX (les « titres ») lorsqu’il a saisi plusieurs ordres d’achat tard au cours de la séance de négociation à l’égard des titres dont il était peu vraisemblable qu’ils soient exécutés.

    Entre le mois d’avril 2005 et le mois de juillet 2005, DeLuca était la personne responsable de la supervision de la négociation chez W.D. Latimer, ce qui comprenait la supervision de Bond. DeLuca a omis d’examiner les ordres non comblés qu’avait passés Bond, ce qui a, en conséquence, permis à Bond de créer un cours acheteur factice à l’égard des titres.

    Règlement convenu – En saisissant des ordres d’achat des titres alors qu’il savait ou aurait dû raisonnablement savoir que la saisie de ces ordres créerait ou serait raisonnablement susceptible de créer un cours acheteur factice à l’égard des titres, Bond a enfreint le sous-alinéa 2.2(2)b) des RUIM. Deluca, en omettant d’examiner les ordres non comblés que Bond avait passés a enfreint l’alinéa 7.1(4) et la Politique 7.1 prise aux termes des RUIM.

    Exigences examinées – Alinéa 7.1(4), sous-alinéa 2.2(2)b) et Politique 7.1

    Sanction – Bond – amende de 100 000 $, frais de 25 000 $ et suspension de l’accès à l’ensemble des marchés réglementés par SRM pendant une période de deux ans;

    DeLuca – a reçu un blâme pour son comportement.

    Procédures disciplinaires : Dans l’affaire intéressant Luc St. Pierre (« St. Pierre ») (31 décembre 2007) ASD 2007-006

    Faits – Entre le 2 février 2005 et le 19 mai 2005, St. Pierre, agissant pour le compte d’un client a saisi 31 ordres visant l’achat d’actions de Halo Resources Ltd. (« HLO »), émetteur dont les actions se négocient à la Bourse de croissance TSX (« BC-TSX »). Tous les ordres saisis par St. Pierre (qui visaient généralement un ou deux lots réguliers) ont été exécutés moyennant un cours qui était supérieur à la dernière opération indépendante précédente visant les actions de HLO, et pour ce qui est de 16 ordres, leur exécution était la dernière transaction de la journée visant les actions de HLO.

    En outre, St. Pierre administrait des comptes pour trois clients qui étaient soit associés les uns aux autres soit associés à Golden Hope Mines Ltd. (« GNH »), émetteur dont les actions se négocient à la BC-TSX. Par l’intermédiaire de St. Pierre, ces trois clients ont exécuté des transactions comptant pour 56 % du volume de négociation global visant les titres de GNH à la BC-TSX, dont 45 transactions, soit 46 % du volume de négociation global visant les titres de GNH, ont eu lieu entre les trois clients et ont été présentées à St. Pierre à quelques secondes d’écart les unes des autres. En plus du fait que ces transactions n’étaient pas, en majorité, convenablement désignées comme des « applications », les ordres de vente saisis par les trois clients étaient systématiquement saisis avant les ordres d’achat afin de faciliter le transfert de positions de débit et de crédit entre les comptes des clients.

    Règlement convenu – En saisissant des ordres sur un marché alors qu’il savait ou aurait dû savoir que la saisie de ces ordres créerait un cours factice à l’égard des titres, St. Pierre a enfreint le paragraphe 2.2 et la Politique 2.2 prise aux termes des RUIM.

    Exigences examinées – Paragraphe 2.2 et Politique 2.2.

    Sanction – Une formation d’instruction a imposé une amende de 40 000 $, des frais de 70 000 $, une suspension de l’accès à l’ensemble des marchés réglementés par l’OCRCVM pendant une période de 5 ans, la réussite de l’examen portant sur le Manuel sur les normes de conduite avant que l’intimé ne puisse être employé auprès  d’un participant et une supervision accrue pendant la durée de la suspension de 5 ans s’il est employé par un participant.

    Procédures disciplinaires : Dans l’affaire intéressant Kevin Moorhead (« Moorhead ») (22 mai 2008) ASD2008-001

    Faits – Entre le 29 août 2005 et le 27 octobre 2005, Moorhead et/ou son adjoint, suivant les directives de Moorhead, a saisi des ordres sur un marché visant certains titres dans le but d’établir un cours factice et/ou un cours acheteur élevé à la clôture, et ce, afin d’améliorer la position quotidienne des profits et pertes à l’égard d’actions détenues dans le compte de stocks de Moorhead et/ou d’aider un négociateur auprès d’une autre maison de courtage à augmenter le profit quotidien ou à réduire la perte quotidienne au sein de son compte de stocks.

    Règlement convenu – En saisissant des ordres sur un marché qui n’étaient pas justifiées par une véritable demande, et ce, à l’égard des titres Moorhead savait que l’activité de saisie d’ordres créerait, ou pourrait raisonnablement être susceptible de créer, un cours factice visant les titres, contrairement au paragraphe 2.2 et à la Politique 2.2 prise aux termes des RUIM.

    Exigences examinées – Alinéa 2.2(1), sous-alinéa 2.2(2)b) et Politique 2.2

    Sanction – amende de 40 000 $ et frais de 10 000 $ ainsi que suspension de tous les marchés réglementés par SRM pendant trois mois.

    Procédures disciplinaires : Dans l’affaire intéressant Martin Fabi (« Fabi ») (27 octobre 2008) ASD 08-0159

    Faits – Le 31 décembre 2007, Fabi, représentant inscrit auprès de MF Global Canada Co., agissant suivant les directives d’un client, a, à ou vers la fin du jour de bourse, exécuté des transactions à la Bourse de croissance TSX visant 6 titres de participation inscrits, ce qui donné lieu à une « légère augmentation » du cours de clôture des titres. Le client, qui était gestionnaire de fonds, gérait un portefeuille de titres qui comprenait les 6 titres, lesquels comptaient pour environ 68 % de la valeur marchande du portefeuille du fonds. 

    Règlement convenu – le paragraphe 2.2 et la Politique 2.2. ont pour objet de protéger le marché d‘activités manipulatrices et trompeuses et de l’établissement de cours factices. Compte tenu du moment des circonstances entourant la saisie des ordres à ou vers la fin du jour de bourse, et en fonction de conversations que Fabi a eues avec le gestionnaire de fonds avant la saisie des ordres, Fabi aurait dû savoir que le gestionnaire de fonds était motivé à engendrer un cours de clôture élevé à l’égard des titres. En saisissant des ordres et en exécutant des transactions sur un marché à l’égard desquels Fabi aurait dû savoir qu’il en résulterait un cours factice à l’égard des titres, Fabi a omis de respecter son obligation de veiller aux intérêts du client et a agi contrairement au paragraphe 2.2 et à la Politique 2.2.

    Exigences examinées – Alinéa 10.4(1), sous-alinéa 2.2(2)(b)  et Politique 2.2.

    Sanction – amende de 15 000 $ et frais de 5 000 $

    Procédures disciplinaires : Dans l’affaire intéressant Luc St. Pierre (« St Pierre ») (18 novembre 2008) ASD 08-0195

    Sanction - amende de 30 000 $ et frais de 70 000 $; suspension de l’accès à tous les marchés réglementés par l’OCRCVM pendant 5 ans; réussite de l’examen portant sur le Manuel sur les normes de conduite; et supervision accrue pendant une période de 5 ans s’il est employé par un  participant.

    Procédures disciplinaires: Le paragraphe 2.2 a été examiné dans Affaire Tony D’Ugo (« D’Ugo ») (6 avril 2010) ASD 10-0093. Se reporter aux Procédures disciplinaires en vertu du paragraphe 2.1.

    Procédures disciplinaires: Affaire Francesco Mauro (« Mauro ») and Scott Fraser Harding (« Harding ») (25 mai 2010) ASD 10-0149

    Faits – Entre le 14 décembre 2006 et le 24 janvier 2007 (la « période des faits reprochés »), Mauro était à l’emploi de Marchés mondiaux Inc. (« CIBC ») à titre de représentant inscrit, directeur de succursale et agent (négociation de titres) et Harding travaillait en qualité de conseiller en placement adjoint avec Mauro et saisissait la plupart des ordres pour les clients de Mauro. Au cours de la période des faits reprochés, Harding a saisi des ordres non sollicités et a exécuté des transactions pour le compte d’un client visant les titres d’une société cotée à la Bourse de croissance TSX qui faisait l’objet d’un placement privé moyennant 1,00 $ la part, lequel placement  était facilité par la CIBC. Harding a saisi 46 ordres d’achat dans le compte du client lorsque le cours du titre est tombé en deçà de 1,00 $ et le titre s’est négocié à moins de 1,00 $ pendant 20 jours de bourse, dont 24 ordres d’achat étaient des ordres actifs qui se sont négociés au prix d’offre affiché ou à un cours supérieur au moment de la saisie, 14 ont été saisis au cours de la dernière heure de négociation et ont rétabli le cours du titre pour qu’il clôture à 1,00 $ ou près de 1,00 $ après une chute du cours, 13 ont fixé le cours de clôture des titres, 12 ont fixé le cours de clôture à 1,00 $, 6 étaient assortis d’un cours limité de 1,00 $ et se sont négociés exclusivement au cours affiché de 1,00 $  et 7 étaient assortis d’un cours limité de 1,00 $ et se sont négociés exclusivement à des cours successifs jusqu’à 1,00 $. Mauro avait l’obligation de superviser l’exécution par Harding de transactions. Dans le cadre des examens qu’il menait, même si son terminal d’ordinateur lui permettait d’examiner la négociation au sein de sa succursale à la minute près, Mauro ne surveillait pas ces opérations de manière active.

    Règlement convenu – Aux termes d’une entente de règlement, Harding a reconnu qu’entre le 14 décembre 2006 et le 24 janvier 2007, il a manqué à son devoir de veiller aux intérêts de son client. Il a saisi des ordres et exécuté des transactions pour le compte d’un client visant les titres d’une société cotée à la Bourse de croissance TSX dont il aurait dû savoir qu’ils seraient raisonnablement susceptibles de créer un cours factice visant le titre, et ce, contrairement au sous-alinéa 2.2(2)b) des RUIM et à la Politique 2.2e) prise aux termes des RUIM, comportement à l’égard duquel il est responsable en vertu de l’alinéa 10.4(1) des RUIM. Mauro a reconnu aux termes des modalités de l’entente de règlement qu’au cours de la période des faits reprochés, il n’a pas respecté la norme à laquelle il était astreint en sa qualité de superviseur, et ce, en raison du fait qu’il a omis de superviser Harding intégralement et convenablement au besoin, afin de s’assurer qu’il se conforme aux RUIM et aux Politiques prises aux termes des RUIM, le tout contrairement à l’alinéa 7.1(4) des RUIM et à la Politique 7.1 prise aux termes des RUIM.

    Exigences examinées – Paragraphe 2.1, alinéas 10.4(1) et 7.1(4), sous-alinéas 2.2(2)b) et 10.16(1)b) et Politiques 2.2e) et 7.1. 

    Sanctions – Harding a convenu de payer une amende de 40 000 $ et des frais de 10 000 $.  Mauro a convenu de payer une amende de 25 000 $ et des frais de 5 000 $.

    Procédures disciplinaires: Affaire James Martin MacMenamin (« MacMenamin ») (3 juin 2010) ASD 10-0162

    Faits – MacMenamin, alors qu’il était négociateur à l’emploi de Jones, Gable & Company Limited, recevait 50 % de tous les profits (réalisés et non réalisés) qu’il produisait dans un compte de portefeuille destiné aux transactions pour compte propre qu’il exploitait. Mensuellement, aux fins de rémunération, les positions acheteur au sein du compte de portefeuille destiné aux transactions pour compte propre étaient évaluées à leur cours d’achat à la clôture. Pour le mois d’avril 2008, le jour d’évaluation pour le compte de portefeuille destiné aux transactions pour compte propre tombait le 25 avril 2008, date à laquelle MacMenamin a passé un ordre d’achat valable jour tard au cours de la journée visant des titres se négociant à la Bourse de croissance TSX moyennant un cours limité de 0,07 $ de plus que la transaction antérieure et 0,07 $ de plus que le meilleur cours acheteur offert. L’ordre d’achat valable jour a fixé le cours d’achat à la clôture le 25 avril 2008, ce qui a créé un profit non réalisé au sein du compte de portefeuille destiné aux transactions pour compte propre, qui, sinon, aurait subi une perte non réalisée.

    MacMenamin a saisi d’autres ordres au nom du compte de portefeuille destiné aux transactions pour compte propre entre le 19 novembre et le 9 décembre 2008, et qu’il n’avait nullement l’intention d’exécuter, et ce, afin d’inciter un programme de négociation algorithmique à égaler ou à dépasser son meilleur cours acheteur ou vendeur affiché visant certains titres. Lorsque l’algorithme égalait ou dépassait son ordre, MacMenamin l’annulait puis passait un ordre d’achat ou de vente à même l‘ordre algorithmique qui avait égalé ou dépassé son ordre. Cette activité a permis à MacMenamin d’acheter des actions à un moindre coût  et de vendre des actions moyennant un cours plus élevé.

    Règlement convenu – Aux termes d’une entente de règlement, MacMenamin a reconnu que le 25 avril 2008, il a saisi un ordre au nom d’un compte de portefeuille destiné aux transactions pour compte propre dont il savait ou aurait dû savoir qu’il créerait ou serait raisonnablement susceptible de créer un cours acheteur factice à la clôture à l’égard des actions, et ce, contrairement au sous-alinéa 2.2(2)b) des RUIM et à la Politique 2.2 prise aux termes des RUIM, comportement à l’égard duquel il est responsable en vertu de l’alinéa 10.4(1) des RUIM; et qu’entre le 19 novembre et le 9 décembre 2008, il a saisi des ordres au nom d’un compte de portefeuille destiné aux transactions pour compte propre qu’il il savait ou aurait dû savoir qu’il n’avait pas l’intention d’exécuter, et ce, contrairement au sous-alinéa 2.2(2)a) des RUIM et à la Politique 2.2 prise aux termes des RUIM, comportement à l’égard duquel il est responsable en vertu de l’alinéa 10.4(1) des RUIM.  

    Exigences examinées – Paragraphe 2.1, alinéa 10.4(1), sous-alinéa 2.2(2)a) et b) et Politique 2.2. 

    Sanctions – MacMenamin a convenu d’une amende de 25 000 $ et de frais de 5 000 $.

    Procédures disciplinaires : Dans l’affaire intéressant Valeurs mobilières TD Inc. (« VMTDI »), Kenneth Nott (« Nott»), Aidin Sadeghi (« Sadeghi »), Christopher Kaplan (« Kaplan »), Robert Nemy (« Nemy ») et Jake Poulstrup (« Poulstrup ») (collectivement, les « personnes physiques intimées ») (20 décembre 2010) ASD 10-0338  

    Faits – Les personnes physiques intimées étaient toutes des négociateurs inscrits à la Bourse de Toronto engagés par VMTDI pour travailler comme négociateurs de stocks (également appelés négociateurs pour compte propre). Entre le 1er mai et le 31 octobre 2005 (la « période des faits reprochés »), chacune des personnes physiques intimées a saisi des offres d’achat à la clôture élevées soit à NEX, soit à la BC-TSX ou encore à la Bourse de Toronto en vue de l’achat d’un ou de plusieurs de cinq titres non liquides (collectivement, les « cinq titres »). La tendance de négociation collective des personnes physiques intimées a démontré que les ordres visant les titres non liquides ont été passés très tard au cours de la journée en petits lots qui fixaient les offres d’achat à la clôture d’un jour à l’autre, d’une semaine à l’autre, et d’un mois à l’autre. VMTDI avait à sa disposition un certain nombre d’« outils » d’affichage qui pouvaient être sélectionnés pour aider à surveiller et à superviser les négociateurs; toutefois, il n’y avait aucun outil accessible au cours de la période des faits reprochés pour surveiller les ordres en temps réel (soit, les offres d’achat et de vente). VMTDI ne recevait que des rapports (p. ex. les clôtures élevées en fin de mois) qui ne renfermaient aucuns renseignements concernant les offres d’achat et de vente. En conséquence, VMTDI n’avait pas mis en place une procédure systématique en vue d’examiner les ordres. 

    Règlement convenu – Un cours d’achat factice se produit lorsqu’il existe une intention de fixer un cours qui n’est pas étayé par une véritable demande ou offre visant un titre. Au cours de la période des faits reprochés, les personnes physiques intimées ont fait des offres d’achat à la clôture dans le contexte du marché en ayant l’intention que les offres d’achat ne soient pas négociées mais fixent plutôt le cours d’achat à la clôture à la fin du jour de bourse, augmentant ainsi la valeur de leurs positions dans les comptes de stocks (qui étaient calculées en fonction des cours d’achat à la clôture) et accroissant leur rémunération et leur accès aux capitaux. La preuve circonstancielle de mobile et des tendances de négociation (la fréquence de fixation des cours d’achat à la clôture, l’heure tardive de passation des ordres au cours d’achat à la clôture, le fait que les offres d’achat à la clôture visaient de petits lots et la nature non liquide des titres) étayait une inférence selon la prépondérance des probabilités que les personnes physiques intimées avaient l’intention de se livrer à la pratique irrégulière de saisir des offres d’achat à la clôture factices visant les cinq titres. Cette conclusion était appuyée par une preuve directe de messages instantanés et d’appels téléphoniques entre les personnes physiques intimées qui témoignaient d’une préoccupation pour le classement mensuel, la valeur du prix de base rajusté au cours d’un mois autre qu’une fin de mois de période de paie et une volonté de manipuler le marché pour des motifs personnels. Au cours de la période des faits reprochés, Nott a saisi 230 offres d’achat à la clôture factices; Sadeghi a saisi 3 offres d’achat à la clôture factices; Kaplan a saisi 37 offres d’achat à la clôture factices; Nemy a saisi 38 offres d’achat à la clôture factices; et Poulstrup a saisi 14 offres d’achat à la clôture factices, le tout contrairement au point 2.2(2)b) des RUIM et à la Politique 2.2 prise aux termes des RUIM. 

    Il n’y avait aucune preuve, toutefois, que VMTDI avait omis de se conformer aux obligations de supervision de la négociation en vertu du paragraphe 7.1 des RUIM et de la Politique 7.1 prise aux termes des RUIM et cette prétention a été déboutée. VMTDI ne possédait pas de système de surveillance au moyen d’un logiciel en temps réel au cours de la période des faits reprochés lui permettant de dépister et d’établir la séquence des offres d’achat et de vente sur le marché. L’établissement d’une tendance à effectuer des offres d’achat tardives par un négociateur constituait un des facteurs auxquels il on s’était fié afin de tirer une inférence d’offres d’achat à la clôture factices; toutefois, le temps nécessaire pour ce faire dépassait la capacité de VMTDI étant donné que les opérations sur un titre à la fin du jour seraient tenues d’être imprimées à partir du registre de la maison de courtage chaque jour pendant suffisamment de jours afin d’indiquer une tendance d’offres d’achat tardives. Dans les circonstances, la méthode d’examen aléatoire à laquelle avait eu recours VMTDI était raisonnable et réaliste. En outre, VMTDI méritait des louanges pour la façon dont elle surveillait et dépistait des irrégularités en matière d’offres d’achat visant l’un des cinq titres et pour avoir rapidement déposé un rapport relatif à l’obligation de veiller aux intérêts du client après avoir découvert une opération fictive intervenue entre Nott et Sadeghi. Même s’il existait une lacune fondamentale touchant le système de surveillance aux fins de conformité de VMTDI utilisé après la période des faits reprochés afin d’évaluer s’il y avait des opérations irrégulières, puisqu’il n’avait pas été configuré pour produire des alertes à l’égard d’offres d’achat tardives en deçà du dernier cours vendeur et ainsi faites dans le « contexte du marché » (comme c’était le cas des personnes physiques intimées), ceci découlait d’une interprétation honnête mais erronée de la Politique prise aux termes des RUIM. L’interprétation correcte est que le processus d’offre d’achat dans le contexte du marché afin de maintenir la valeur d’un titre viole les RUIM et les offres d’achat doivent se conformer à une véritable offre et demande sur le marché.   

    Exigences examinées – Paragraphe 7.1, sous-alinéa 2.2(2)b) et Politiques 2.2 et 7.1. 

    Sanction – La formation d’instruction a décidé dans le cas de toutes les personnes physiques intimées qu’il ne devait y avoir aucune ordonnance de suspension puisqu’elles n’avaient pas trouvé d’emploi du tout ou pendant une durée considérable depuis septembre 2008, et qu’à l’exception de Sadeghi, elles soient astreintes à une étroite supervision pendant six mois, dont les modalités seraient décidées par un employeur. Les sanctions et ordonnances supplémentaires suivantes ont été imposées :

    • Nott : a) une amende de 15 000 $; et b) des frais de 5 000 $.
    • Sadeghi : a) une amende de 5 000 $. La formation d’instruction a observé qu’il n’y aurait  pas d’ordonnance de supervision et a fortement recommandé que l’ordonnance de supervision étroite en vigueur soit révoquée.
    • Kaplan : a) une amende de 35 000 $; et b) des frais de 15 000 $. En outre, la formation d’instruction a ordonné que les restrictions quant à la négociation en vigueur cessent de s’appliquer à Kaplan immédiatement.
    • Nemy : a) une amende de 75 000 $; et b) des frais de 37 500 $.
    • Poulstrup : a) une amende de 20 000 $; et b) des frais de 10 000 $. En outre, la formation d’instruction a ordonné que les restrictions quant à la négociation en vigueur cessent de s’appliquer à Poulstrup immédiatement.

    Examen  – Le personnel de l’OCRCVM cherche à déposer un avis de requête en vue d’une audience et d’un examen devant la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario afin de faire réviser la décision de la formation d’instruction de l’OCRCVM, datée du 30 novembre 2010, se rapportant à VMTDI.

    Règlement convenu – La demande de révision a été rejetée par la CVMO le 19 juillet 2013 vu l’absence d’erreur de droit ou de principe dans la décision de la formation d’instruction de l’OCRCVM. La CVMO a conclu que la déclaration de la formation d’instruction de l’OCRCVM sur la compréhension erronée des RUIM n’était pas centrale à sa conclusion relativement à la surveillance des négociateurs par VMTDI et a noté que la décision rend évidente l’obligation des participants de surveiller à la fois les ordres et transactions, y compris les ordres qui sont dans un contexte de marché, afin de se conformer à leurs obligations en vertu du paragraphe 7.1 des RUIM et de la Politique 7.1.

    Procédures disciplinaires: Affaire Gary John Williamson (« Williamson ») (28 février 2011) ASD 11-0085 

    Faits – Entre le 1er janvier 2008 et le 29 février 2008, Williamson, un négociateur à l’emploi de Global Maxfin Capital Inc. (« Global Maxfin »), a saisi de nombreux ordres d’achat à la Bourse de croissance TSX (« BC-TSX ») visant un titre non liquide très tard au cours du jour de bourse. Tous les ordres ont été saisis en tant qu’ordres valables jour, aucun des ordres n’a été exécuté et tous ont augmenté le cours acheteur à la clôture. Compte tenu du manque de liquidité du titre et du cours laps de temps pendant lequel les ordres pouvaient être acceptés, il n’y avait presque aucune possibilité que les ordres d’achat passés par Williamson puissent être exécutés. Global Maxfin touchait un revenu grâce aux transactions pour compte propre. Williamson s’est vu attribuer son propre compte de portefeuille et était la seule personne qui saisissait des ordres dans son compte de portefeuille. Le compte de portefeuille de Williamson était évalué quotidiennement à l’égard de toutes les positions acheteur au cours acheteur à la clôture et à l’égard de toutes les positions à découvert au cours vendeur à la clôture. Williamson était conscient de l’état des profits et des pertes au sein du compte et était rémunéré en fonction des commissions gagnées ainsi que des profits et des pertes dans son compte de portefeuille. Avant que l’activité de négociation remise en cause n’ait lieu, Williamson devait plus de 32 000 $ à Global Maxfin en conséquence d’une erreur commise dans une opération de change et de pertes de négociation subies au sein de son compte de portefeuille. La rémunération mensuelle de Williamson était partiellement réduite afin de purger sa dette envers Global Maxfin. 

    Règlement convenu – Aux termes d’une entente de règlement, Williamson a reconnu qu’entre le 1er janvier 2008 et le 29 février 2008, il a saisi des ordres à la BC-TSX dont il savait ou aurait dû raisonnablement savoir qu’ils créeraient ou seraient raisonnablement susceptibles de créer un cours acheteur factice, et ce, contrairement au sous-alinéa 2.2(2)b) des RUIM et à la Politique 2.2 prise aux termes des RUIM, comportement pour lequel il est responsable en vertu de l’alinéa 10.4(1) des RUIM. Williamson a saisi des ordres visant l’achat des titres d’un émetteur sans avoir eu l’intention que les ordres soient exécutés et à une fin non légitime. Williamson a saisi les ordres dans l’intention de fixer un cours acheteur élevé à la clôture, et ce, afin d’améliorer la position quotidienne non réalisée des profits et des pertes à l’égard des actions détenues au sein de son compte de portefeuille et ainsi de donner une idée fausse et trompeuse du rendement des titres. Les cours acheteurs élevés à la clôture étaient factices en ce sens qu’ils n’étaient pas justifiés par une véritable demande à l’égard des titres et qu’ils donnaient au marché et aux autres participants au marché une idée fausse et trompeuse du rendement et de la véritable demande à l’égard des titres. Les opérations remises en cause servaient à exagérer les profits non réalisés ou à déclarer un montant moindre de pertes non réalisées visant ces titres au sein de son compte de portefeuille.

    Exigences examinées – Alinéa 10.4(1), sous-alinéa 2.2(2)b) et Politique 2.2   

    Sanction – Williamson a convenu de payer une amende de 40 000 $; il a convenu d’une suspension de l’accès à un marché réglementé par l’OCRCVM pendant une période de 6 mois; et il a convenu de payer des frais de 5 000 $.

    Procédures disciplinaires: Affaire Donald Dean MacKenzie (« MacKenzie ») (12 mai 2011) ASD 11-0152 

    Faits – Entre septembre 2007 et juin 2008, MacKenzie, un représentant inscrit auprès de RBC Dominion Valeurs mobilières Inc. (« RBCDVM »), a saisi de nombreux ordres d’achat tardifs visant un titre non liquide à la Bourse de Toronto, au sein de plusieurs comptes avec lesquels il avait un lien de dépendance chez RBCDVM. Mackenzie a saisi les ordres dans l’intention de fixer un cours acheteur élevé à la clôture, et ce, afin de réduire l’écart entre les cours acheteur et vendeur à la clôture puisqu’il jugeait que le teneur de marché affecté aux opérations ne s’acquittait pas des obligations du teneur de marché qui lui incombaient et ne préservait pas un marché équitable et ordonné à l’égard des titres. Lorsqu’elle a découvert la tendance de passer des ordres d’achat tardifs, RBCDVM a pris des mesures disciplinaires internes contre Mackenzie.

    Règlement convenu – Aux termes d’une entente de règlement, MacKenzie a reconnu qu’entre septembre 2007 et juin 2008, il a saisi des ordres à la Bourse de Toronto dont il savait ou aurait dû raisonnablement savoir qu’ils créeraient ou seraient raisonnablement susceptibles de créer un cours acheteur factice, et ce, contrairement au sous-alinéa 2.2(2)b) des RUIM et à la Politique 2.2 prise aux termes des RUIM, comportement pour lequel il est responsable en vertu de l’alinéa 10.4(1) des RUIM. Les ordres d’achat à la clôture n’avaient aucune fin légitime et ont été saisis afin de fixer un cours acheteur élevé à la clôture, et ce, afin de réduire l’écart entre les cours acheteur et vendeur. Ce faisant, MacKenzie a donné au marché et aux autres participants au marché une idée fausse et trompeuse du rendement et de la véritable demande à l’égard des titres.

    Exigences examinées – Alinéa 10.4(1), sous-alinéa 2.2(2)b) et Politique 2.2   

    Sanction – MacKenzie a convenu de payer une amende de 20 000 $; il a convenu d’une interdiction de demander l’approbation de sa réinscription auprès d’un courtier membre assujetti à la compétence de l’OCRCVM pendant une période de 3 mois; et il a convenu de payer des frais de 5 000 $.

    Procédures disciplinaires: Affaire David Charles Parkinson  (« Parkinson ») (22 février 2012) ASD 12-0061 

    Faits – Au cours des mois de novembre et décembre 2007 et en mars 2008 (la « période des faits reprochés »), Parkinson, représentant inscrit employé par Marchés mondiaux CIBC inc. (« MM CIBC »), a saisi des ordres et exécuté des opérations sur la Bourse de croissance TSX (« BC TSX ») sur deux titres pour le compte d’un client, qui maintenaient et soutenaient le cours des titres à un niveau prédéterminé par le client de Parkinson. En particulier, Parkinson a saisi des transactions à la clôture et des ordres fixant le cours acheteur de clôture sur les deux titres pour les comptes du client, causant de faibles hausses en fin de séance du prix de vente et du cours acheteur. Une marge a été accordée sur les titres à la demande de Parkinson pour le compte du client; MM CIBC utilisait le cours acheteur de clôture du titre pour calculer la marge.  Le client de Parkinson a conclu une entente de règlement avec la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario, aux termes de laquelle il a reconnu avoir effectué, au cours de la période allant de juin 2007 à avril 2008, des transactions qui ont eu pour effet de maintenir et/ou d’augmenter le cours de clôture de l’un des titres négociés dans le compte chez MM CIBC.

    Règlement convenu – Aux termes de l’entente de règlement, Parkinson a reconnu avoir saisi, au cours de la période des faits reprochés, des ordres et des opérations pour le compte d’un client, dont il aurait raisonnablement dû savoir qu’ils auraient ou seraient raisonnablement susceptibles d’avoir pour effet de créer un cours factice à l’égard de deux titres de la BC TSX, en contravention du sous-alinéa 2.2(2)(b) des RUIM et de la Politique 2.2 prise aux termes des RUIM, ce pour quoi il est passible de sanctions en vertu de l’alinéa 10.4(1) des RUIM. Parkinson avait une obligation de veiller aux intérêts du client lui imposant d’être sensibilisé et vigilant à l’égard des activités manipulatrices et trompeuses ou potentiellement manipulatrices et trompeuses.

    Exigences examinées – Alinéa 10.4(1), sous-alinéa 2.2(2)(b) et Politique 2.2   

    Sanction – Parkinson a accepté les sanctions suivantes : amende de 30 000 $, suspension de l’accès à un marché réglementé par l’OCRCVM d’une durée de 6 mois à compter de la cessation de son emploi et somme de  10 000 $ à payer au titre des frais.

    Procédures disciplinaires: Affaire William Geddes (« Geddes ») (15 mars 2012) ASD 12-0098 

    Faits – Au cours de la période allant de décembre 2007 à octobre 2008 (« la période des faits reprochés »), Geddes, représentant inscrit employé chez la Financière Banque Nationale Ltée (« FBN »), a saisi des ordres d’achat sur un titre inscrit à la cote de la Bourse de Toronto (TSX) dans ses propres comptes et dans le compte de son épouse (« les comptes des époux Geddes ») en vue de faire monter le cours de clôture du titre pendant une période dans laquelle le cours du titre était généralement en baisse. Les comptes des clients de Geddes détenaient aussi des positions sur ce titre. Les ordres passés par Geddes étaient non rentables en raison des commissions élevées qu’ils entraînaient. Toutefois, Geddes a vendu peu d’actions détenues dans les comptes des époux Geddes et n’a pas tiré profit de l’augmentation de la valeur des relevés mensuels de ses clients causée par la saisie des ordres d’achat sur le titre.

    Règlement convenu – Aux termes de l’entente de règlement, Geddes a reconnu avoir saisi, au cours de la période des faits reprochés, des ordres d’achat dont il aurait raisonnablement dû savoir qu’ils auraient ou seraient raisonnablement susceptibles d’avoir pour effet de créer un prix de vente factice à l’égard du titre, en contravention de l’alinéa 2.2(2) des RUIM et de la Politique 2.2 prise aux termes des RUIM, ce pour quoi il est passible de sanctions en vertu du paragraphe 10.4 des RUIM.

    Exigences examinées – Paragraphe 10.4, alinéa 2.2(2) et Politique 2.2

    Sanction – Geddes a accepté les sanctions suivantes : amende de 30 000 $, suspension de l’inscription d’une durée de 60 jours, obligation de réussir le Cours concernant le Manuel sur les normes de conduite et somme de 1 500 $ à payer au titre des frais.

    Procédures disciplinaires: Dans l’affaire intéressant Vinh-Phat Nguyen-Qui (« Nguyen-Qui ») (11 octobre 2012) ASD 12-0298 

    Faits – Au cours de la période allant d’octobre à décembre 2009 (« la période des faits reprochés »), Nguyen-Qui, représentant inscrit employé par W.D. Latimer Co. Limited, a saisi des ordres d’achat et de vente sur la Bourse de Toronto pendant la séance de préouverture et les a annulés avant l’ouverture du marché dans le seul but d’améliorer le classement chronologique de sa position une fois le marché ouvert. Il a également saisi des ordres de vente à découvert au cours de la séance de préouverture sans les désigner comme ordres à découvert et/ou au-dessous du dernier cours vendeur de l’affichage consolidé du marché. 

    Statué – Au cours de la période des faits reprochés, Nguyen-Qui a saisi des ordres dont il savait ou devait raisonnablement savoir qu’ils auraient ou seraient raisonnablement susceptibles d’avoir pour effet de créer une apparence fausse ou trompeuse d’activité de négociation sur le titre ou de susciter un intérêt à l’égard de l’achat ou de la vente du titre en contravention du sous-alinéa 2.2(2)(a) des RUIM, a saisi des ordres de vente à découvert dans la séance de préouverture sans la désignation appropriée en contravention du sous-alinéa 6.2(i)(b)(viii) des RUIM et a saisi des ordres de vente à découvert dans la séance de préouverture au-dessous du dernier cours vendeur en contravention de l’alinéa 3.1(1) des RUIM. 

    Exigences examinées – Alinéa 3.1(1) et sous-alinéas 2.2(2)(a) et 6.2(1)(b)(viii).   

    Sanctions – La formation d’instruction a imposé à Nguyen-Qui une interdiction d’accès au marché pour une période de deux mois en tant que représentant inscrit, une amende de 10 000 $ pour le premier chef et des amendes de 5 000 $ pour chacun des deux autres chefs; Nguyen-Qui sera tenu de suivre à nouveau le Cours de formation à l’intention des négociateurs et de payer une somme de 10 000 $ au titre des frais.

    Procédures disciplinaires: Dans l’affaire intéressant James William Watson (« Watson ») (29 octobre 2012) ASD 12-0319 

    Faits – Au cours de la période allant de novembre 2010 à avril 2011 (« la période des faits reprochés »), Watson, négociateur employé par Jones Gable & Company Limited, a saisi, sur un titre inscrit à la cote de la BC TSX, des ordres visant à obtenir un cours acheteur de clôture à la hausse qui donnaient une idée fausse de la performance du titre et de la demande réelle à l’égard de celui-ci et augmentaient la valeur de la position sur ce titre détenue par Watson dans son compte de stocks. 

    Règlement convenu  – Aux termes de l’entente de règlement, Watson a reconnu avoir saisi, au cours de la période des faits reprochés, des ordres sur un titre inscrit à la cote de la BC TSX alors qu'il savait ou devait raisonnablement savoir que la saisie des ordres aurait ou serait raisonnablement susceptible d'avoir pour effet de créer une apparence fausse ou trompeuse d'activité de négociation sur le titre ou de susciter un intérêt à l'égard de l'achat ou de la vente du titre ou un cours acheteur factice à l'égard du titre, en contravention de l’alinéa 2.2(2) des RUIM et de la Politique 2.2.

    Exigences examinées – Alinéa 2.2(2) et Politique 2.2.   

    Sanctions – Watson a accepté de payer une amende de 10 000 $; il est aussi frappé d’une suspension de l’accès à tous les marchés réglementés de l’OCRCVM d’une durée de 14 jours et doit payer une somme de 1 500 $ au titre des frais.

    Procédures disciplinaires: Le paragraphe 2.2 et la Politique 2.2 ont été examinées Dans l’affaire Alexey Eydelman (“Eydelman”) et Questrade Inc. (“Questrade”) (24 mai 2013) ASD 13-0140. Se reporter aux Procédures disciplinaires en vertu du paragraphe 7.1.

    Procédures disciplinaires:   Affaire Jean-François Lemay (“Lemay”) (5 juin 2013) ASD 13-0150

    Faits – Au cours des mois de septembre et d’octobre 2008 (la période des faits reprochés), Lemay, un représentant inscrit chez Valeurs Mobilières Union Ltée, a saisi sur la TSXV des ordres d’achat et de vente en sachant que des ordres identiques d’achat et de vente ont été saisis de façon simultanée, au bénéfice d’une même personne, créant des transactions fictives d’achat et de vente sur ces titres.

    Règlement convenu – Au cours de la période des faits reprochés, Lemay a saisi des ordres ou exécuté des transactions en sachant, ou devant raisonnablement savoir, que la saisie de ces ordres ou l’exécution des transactions avait ou serait raisonnablement susceptible d’avoir pour effet de créer une apparence fausse ou trompeuse d’activité de négociation sur le titre, contrevenant au sous-alinéa 2.2(2)(a) des RUIM et à la Politique 2.2.

    Exigences examinées – Sous-alinéa 2.2(2)(a) et Politique 2.2.

    Sanction – La Formation d’Instruction a imposé à Lemay une suspension de l’accès aux marchés boursiers pendant six mois et une amende de 35 000 $. Lemay était aussi assujetti par son employeur à une supervision stricte durant 12 mois s’il reprenait un poste ou devenait autrement sous la juridiction de l’OCRCVM, et devait prendre et réussir le cours sur le manuel sur les normes de conduite. Lemay était aussi tenu à payer la somme de 25 000 $ au titre des frais.

    Procédures disciplinaires:   Affaire Yufeng Zhang (“Zhang”) (7 juin 2013) ASD 13-0155

    Faits – Au cours des mois de juillet à décembre 2010 (la période des faits reprochés), Zhang, négociateur pour compte propre employé par Wolverton Securities Ltd., a saisi des ordres pendant la session de préouverture sur plusieurs titres inscrits à la cote de la BC-TSX en vue de déterminer la profondeur du marché et plus particulièrement de sonder la taille des ordres icebergs saisis sur le côté opposé du marché.

    Règlement convenu – Conformément à une entente de règlement, Zhang a reconnu qu’au cours de la période des faits reprochés, il s’est livré à une pratique manipulatrice et trompeuse sur un marché dans la préouverture, en contravention de l’alinéa 2.2(1) des RUIM et de la Politique 2.2.

    Exigences examinées – Alinéa 2.2(1) et Politique 2.2.

    Sanction – Zhang a convenu de payer une amende de 10 000 $, de respecter une suspension de l’accès aux marchés réglementés par l’OCRCVM d’une durée d’un mois et de payer une somme de 1 500 $ au titre des frais.

    Procédures disciplinaires: Le paragraphe 2.2 et la Politique 2.2 ont été examinés Dans l’affaire JitneyTrade Inc. (« JitneyTrade ») (23 juillet 2013) ASD 13-0196. Se reporter aux Procédures disciplinaires en vertu du paragraphe 7.1.

    Procédures disciplinaires:   Affaire Zhenyu Li (M. Li) (27 juillet 2015) ASD 15-0164

    Faits – Au cours de la période allant d’août à novembre 2012 (la période des faits reprochés), M. Li, pendant qu’il était négociateur pour compte propre à la Financière Banque Nationale Inc., a saisi des ordres « iceberg » au cours de la séance de préouverture de la Bourse de Toronto et de la Bourse de croissance TSX, alors qu’il devait savoir que la saisie des ordres aurait pour effet d’influencer le cours d’ouverture calculé des titres en sa faveur. La pratique de saisie d’ordres de M. Li, communément appelée « l’émission d’ordres trompeurs », a eu pour effet de présenter de façon trompeuse l’offre, la demande ou le cours des titres.

    Disposition – Aux termes d’une entente de règlement, M. Li a reconnu que pendant la période des faits reprochés, il a saisi des ordres alors qu’il devait raisonnablement savoir que la saisie des ordres aurait ou serait raisonnablement susceptible d’avoir pour effet de créer une apparence fausse ou trompeuse d’activité de négociation sur les titres ou de susciter un intérêt à l’égard de l’achat ou de la vente des titres, ou un prix de vente factice à l’égard des titres, en contravention de l’alinéa 2.2(2) des RUIM et de la Politique 2.2 prise en vertu des RUIM.

    Exigences examinées – Alinéa 2.2(2) et Politique 2.2.

    Sanction – M. Li a convenu de payer une amende de 10 000 $, de respecter une suspension de l’accès à tout marché réglementé par l’OCRCVM d’une durée d’un mois et de payer des frais de 1 500 $.

    Procédures disciplinaires:   Affaire Robert Sole (M. Sole) (1er septembre 2016) ASD 16-0203

    Faits – Au cours de la période allant de mars à juin 2013 et d’octobre à décembre 2014, pendant qu’il était négociateur pour compte propre chez W.D. Latimer Co. Ltd., M. Sole a saisi des ordres alors qu’il aurait dû raisonnablement savoir que la saisie de ces ordres aurait ou serait raisonnablement susceptible d’avoir pour effet de créer une apparence fausse ou trompeuse d’activité de négociation sur les titres ou de susciter un intérêt à l’égard de l’achat ou de la vente des titres ou un prix de vente factice à l’égard des titres, en contravention de l’alinéa 2.2(2) des RUIM et de la Politique 2.2 prise en vertu des RUIM. 

    Règlement – Aux termes d’une entente de règlement, M. Sole a admis avoir saisi des ordres alors qu’il aurait dû raisonnablement savoir que la saisie des ordres aurait ou serait raisonnablement susceptible d’avoir pour effet de créer une apparence fausse ou trompeuse d’activité de négociation sur les titres ou de susciter un intérêt à l’égard de l’achat ou de la vente des titres ou un prix de vente factice à l’égard des titres.

    Exigences examinées – alinéa 2.2(2) des RUIM et Politique 2.2

    Sanction – M. Sole a accepté une amende de 10 000 $, une suspension de l’accès à tous les marchés réglementés par l’OCRCVM d’une durée d’un mois et le paiement d’une somme de 1 000 $ au titre des frais.

    Procédures disciplinaires:   Affaire Teymur Englesby (M. Englesby) et Cale Nishimura (M. Nishimura) (3 octobre 2016)

                                                    ASD 16-0225

    Faits – Pendant qu’ils étaient employés comme représentants inscrits chez PI Financial Corp., MM. Englesby et Nishimura ont saisi des ordres et exécuté des transactions sur les actions de DVN, sur plusieurs marchés, au cours de la période allant du 18 septembre 2012 au 23 janvier 2013, alors qu’ils auraient dû raisonnablement savoir que ces ordres et ces transactions seraient susceptibles d’avoir pour effet de créer un cours factice à l’égard des titres, en contravention du sous-alinéa 2.2(2)(b) des RUIM et de la Politique 2.2 prise en vertu des RUIM.

    Règlement – Aux termes d’une entente de règlement, MM. Englesby et Nishimura ont reconnu avoir saisi des ordres alors qu’ils auraient dû raisonnablement savoir que la saisie de ces ordres créerait ou serait raisonnablement susceptible de créer un cours factice pour les titres.

    Exigences examinées – alinéa 2.2(2) des RUIM et Politique 2.2

    Sanction – M. Englesby a accepté de payer une amende de 45 000 $ et 5 000 $ au titre des frais et de voir son accès aux marchés réglementés par l’OCRCVM suspendu pendant deux mois. M. Nishimura a accepté de payer une amende de 15 000 $ et 5 000 $ au titre des frais et de voir son accès aux marchés réglementés par l’OCRCVM suspendu pendant un mois.

    Procédures disciplinaires:   Le paragraphe 2.2 et la Politique 2.2 ont été examinés Dans l’affaire JitneyTrade Inc.

                                                    (« JitneyTrade ») (10 avril 2017) ASD 17-0082. Se reporter aux Procédures disciplinaires en vertu

                                                    du paragraphe 7.1.

    Procédures disciplinaires:   Affaire Russell Waddington (M. Waddington) (27 juillet 2017) ASD 17-0161

    Faits – Durant la période d’octobre à décembre 2014, M. Waddington a saisi des ordres qu’il avait l’intention d’exécuter (les ordres de bonne foi) dans un sens du marché. En même temps, il a passé des ordres qu’il n’avait pas l’intention d’exécuter (les ordres non authentiques) dans l’autre sens du marché, pour amener d’autres participants du marché à réagir et à négocier l’un de ses ordres de bonne foi à un cours factice.

    Règlement – Aux termes d’une entente de règlement, M. Waddington a admis avoir saisi des ordres dont il savait ou aurait dû raisonnablement savoir qu’ils auraient ou seraient raisonnablement susceptibles d’avoir pour effet de créer une apparence fausse ou trompeuse d’activités de négociation sur les titres, ou de susciter un intérêt à l’égard de l’achat ou de la vente des titres ou d’engendrer un prix de vente factice à l’égard des titres, en contravention de l’alinéa 2.2(2) des RUIM.

    Exigences examinées – alinéa 2.2(2) des RUIM

    Sanction – M. Waddington a accepté une amende de 10 000 $, une suspension de l’accès à tout marché réglementé par l’OCRCVM d’une durée d’un mois et le paiement d’une somme de 1 000 $ au titre des frais.

    Procédures disciplinaires:   Affaire Aidin Sadeghi (M. Sadeghi) (23 août 2018) ASD 18-0167

    Faits – Au cours de la période de décembre 2012 à janvier 2013, M. Sadeghi, pendant qu’il était employé comme négociateur pour compte propre chez W.D. Latimer Co. Ltd., a saisi des ordres dont il savait ou aurait raisonnablement dû savoir qu’ils auraient ou seraient raisonnablement susceptibles d’avoir pour effet de créer une apparence fausse ou trompeuse d’activités de négociation sur le titre ou de susciter un intérêt à l’égard de l’achat ou de la vente du titre, en contravention de l’alinéa 2.2(2) des RUIM et de la Politique 2.2 prise en vertu des RUIM. 

    Règlement – Une formation d’instruction de l’OCRCVM a jugé que M. Sadeghi avait saisi des ordres durant la séance de préouverture de la Bourse de Toronto, alors qu’il n’avait pas l’intention de les exécuter.

    Exigences examinées – alinéa 2.2(2) des RUIM et Politique 2.2

    Sanction – M. Sadeghi a été condamné à payer une amende de 25 000 $ et une amende supplémentaire de 9 111,75 $ correspondant à la remise de l’avantage financier qu’il a tiré de son activité de négociation répréhensible; il a aussi dû payer une somme de 25 000 $ au titre des frais, et la formation d’instruction lui a imposé une suspension de l’accès à tous les marchés réglementés par l’OCRCVM d’une durée de cinq ans.

     

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    Article 1 - Définitions et interprétation
    Article 2 - Pratiques de négociation abusives
    Article 3 - Ventes à découvert
    Article 4 - Opérations en avance sur le marché
    Article 5 - Meilleure exécution
    Article 6 - Saisie et diffusion d'ordres
    Article 7 - Négociation sur un marché
    Article 8 - Exécution pour compte propre
    Article 9 - Interruptions, retards et suspensions des négociations
    Article 10 - Conformité
    Article 11 - Administration des RUIM