Où se trouvent les règles financières de l’OCRCVM?
Les règles financières de l’OCRCVM se trouvent dans la section des Règles des courtiers membres du Manuel de réglementation de l’OCRCVM. Les Règles des courtiers membres correspondantes sont :
Règle 6 |
Sociétés de portefeuille, sociétés reliées et diversification d’un courtier membre |
Règle 16 |
Vérificateurs des courtiers membres et rapports financiers |
Règle 17 |
Capital minimum, conduite des affaires et assurances des courtiers membres |
Règle 27 |
Droits des courtiers membres relativement aux dettes de leurs clients |
Règle 30 |
Système du signal précurseur |
Règle 35 |
Arrangements entre un remisier et un courtier chargé de comptes* |
Règle 100 |
Couverture prescrite |
Règle 300 |
Exigences en matière de vérification |
Règle 400 |
Assurance* |
Règle 1200 |
Soldes créditeurs libres de clients |
Règle 1400 |
Présentation aux clients de la situation financière des courtiers membres et autres renseignements |
Règle 2200 |
Opérations de prêt d’argent et de titres |
Formulaire 1 |
Rapport et questionnaires financiers réglementaires uniformes |
Pour consulter ces Règles, cliquez sur le lien Règle des courtiers membres
Comment déterminer si un titre est admissible à la marge (la couverture)?
La Règle 100 fixe le capital minimum prescrit et les marges obligatoires minimums (
couvertures minimales prescrites) pour la plupart des titres détenus par le courtier membre et ses clients. Cette Règle établit si un titre est admissible ou non à la marge et, s’il est admissible, le taux minimum à utiliser. Les principales catégories de titres visées par la Règle (ainsi que le renvoi à la disposition correspondante de la Règle) sont les suivantes :
Alinéa 2(a) de la Règle 100 |
Obligations, débentures, bons du Trésor et billets |
Alinéas 2(b) et (c) de la Règle 100 |
Effets bancaires et effets bancaires étrangers admissibles (effets admissibles émis par une banque étrangère) |
Alinéa 2(d) de la Règle 100 |
Opérations de change non couvertes |
Alinéa 2(e) de la Règle 100 |
Loi nationale sur l’habitation (L.N.H.), hypothèques |
Alinéa 2(f) de la Règle 100 |
Titres cotés et non cotés en bourse – dispositions générales |
Sous-alinéa 2(f)(iv) de la Règle 100 |
Liste de titres admissibles à une marge (couverture) réduite (« LTACR ») – obligations imposées aux clients |
Alinéa 2(h) de la Règle 100 |
Titres hypothécaires |
Alinéa 2(i) de la Règle 100 |
Certificats et lingots de métaux précieux |
Alinéa 2(l) de la Règle 100 |
Titres d’organismes de placement collectif |
Article 4 de la Règle 100 |
Compensations visant les titres de créance (titres d’emprunt), les swaps, les actions donnant droit aux plus-values (actions en capital), les actions convertibles et les titres exerçables (titres susceptibles d’exercice) |
Article 5 de la Règle 100 |
Prise ferme |
Article 8 de la Règle 100 |
Contrats à terme standardisés sur marchandises et options sur contrats à terme standardisés |
Article 9 de la Règle 100 |
Positions de clients sur dérivés liés à des actions et à des indices |
Article 10 de la Règle 100 |
Positions de courtiers membres sur dérivés liés à des actions et à des indices |
Article 11 de la Règle 100 |
Options négociées hors bourse (Options du marché hors cote) |
Article 12 de la Règle 100 |
Obligations en matière de capital visant les positions en portefeuille du courtier membre (positions d’inventaire) |
Alinéa 12(a) de la Règle 100 |
Liste de titres admissibles à une marge (couverture) réduite (« LTACR ») – obligations imposées aux courtiers membres |
Article 17 de la Règle 100 |
Conventions de mise en pension (cession en pension) – risque à terme |
Article 18 de la Règle 100 |
Reçus de versement |
Article 19 de la Règle 100 |
Opérations avant émission dans le cas de nouvelles émissions et d’émissions supplémentaires (Opérations sur des titres vendus avant leur émission) |
Article 21 de la Règle 100 |
Marge obligatoire maximale (couverture maximale prescrite) pour les titres convertibles |
Pour consulter ces dispositions des Règles, cliquez sur le lien Règle des courtiers membres.
Que faire lorsque la Règle 100 ne prévoit aucune obligation en matière de capital ni de marge obligatoire pour le titre que je recherche?
Même si la Règle 100 fixe le capital minimum prescrit et les marges obligatoires minimums pour la plupart des titres, les règles peuvent ne pas avoir prévu de telles obligations dans le cas de certaines émissions particulières ou de certains types de titres. Dans ce genre de situation, le personnel de l’OCRCVM publie des notes d’orientation pour établir les obligations indiquées. En l’absence de dispositions ou de directives particulières, le courtier membre peut demander au Service de la politique de réglementation des membres de rendre une décision sur le traitement indiqué en matière de capital et de marge dans le cas d’une opération ou d’une position précise. Lorsqu’il fait une telle demande, le courtier membre doit le faire par écrit et donner tous les détails concernant l’opération/la position. Consultez les
Avis sur les règles de l’OCRCVM, les
Avis sur la réglementation des membres de l’ACCOVAM et les
Bulletins d’interprétation de la conformité de l’ACCOVAM pour obtenir plus de précisions.
Y a-t-il d’autres renseignements sur l’application de la Règle 100?
Chaque année, l’OCRCVM organise un séminaire à l’intention des membres et du groupe d’auditeurs en vue de fournir au personnel des courtiers membres et aux auditeurs du groupe une formation ponctuelle sur plusieurs questions. En règle générale, au moins un cours est consacré aux changements importants apportés à la Règle 100 au cours de la dernière année. Par ailleurs, d’autres cours portant sur des sujets d’intérêt particulier liés au capital et à la marge peuvent être ajoutés. Au cours des dernières années, ces cours ont traité des sujets suivants : les obligations en matière de capital dans le cas de compensations visant les positions en portefeuille du courtier membre, la pénalité pour concentration de titres, les obligations en matière de capital dans le cas de prises fermes et la pénalité pour concentration auprès du bailleur de fonds.
Finalement, les listes des taux de marge suivantes sont régulièrement mises à jour et peuvent être consultées à la page Listes des annexes complémentaires :
- Liste des titres admissibles à couverture réduite (LTACR)
- Liste des indices de marchés étrangers dont les titres sont admissibles aux fins de couverture
- Liste des taux de couverture flottants et des taux couverture pour les erreurs de suivi à l’égard des produits sur indice américain admissibles
- Liste des taux de couverture flottants et des taux de couverture pour les erreurs de suivi à l’égard des produits sur indice canadien admissible
- Taux de garantie par gage de titres acceptables pour les opérations de financement avec des contreparties agréées
- Liste des taux de couverture du risque au comptant des devises pour les comptes en dollars canadiens et américains
- Groupe de devises.
Où puis-je obtenir un exemplaire des listes utilisées pour établir la classification du risque de crédit lié à une contrepartie?
Les listes suivantes sur la classification du risque de crédit lié à une contrepartie peuvent être consultées à la page Listes des annexes complémentaires :
- Base de données des institutions agréées et des contreparties agréées
- Pays admissibles aux termes de la définition des pays signataires de l’accord de Bâle [liste utilisée pour établir si une contrepartie étrangère qui peut se qualifier comme institution agréée ou contrepartie agréée]
- Bourses / associations dont les membres sont admissibles à titre d’entité réglementée
- Liste des courtiers intermédiaires en obligations autorisés [liste utilisée pour établir les courtiers intermédiaires en obligations admissibles à une marge analogue à celle des contreparties agréées]
- Liste des chambres de compensation agréées et des lieux agréés de dépôt de titres (de valeurs) (dépositaires et chambres de compensation) [les dépositaires et chambres de compensation qui se qualifient comme chambres de compensation agréées bénéficient d’un meilleur traitement en matière de crédit, selon les Notes et directives du Tableau 5 du Formulaire 1 de l’OCRCVM].
Puis-je considérer une institution comme institution agréée ou contrepartie agréée même si elle ne figure pas dans la base de données des institutions agréées et des contreparties agréées?
Oui, dans la mesure où vous vous assurez qu’une telle institution se qualifie comme institution agréée ou contrepartie agréée en fonction des derniers états financiers audités disponibles la concernant. Les exigences requises pour se qualifier comme institution agréée ou contrepartie agréée sont présentées aux Directives générales et définitions du Formulaire 1 de l’OCRCVM, soit les Rapport et questionnaire financiers réglementaires uniformes.
Où puis-je obtenir un exemplaire des listes utilisées pour établir si un dépositaire est agréé aux fins de la réglementation?
Les listes suivantes concernant les dépositaires peuvent être consultées à la page Listes des annexes complémentaires :
- Liste des chambres de compensation agréées et des lieux agréés de dépôt de titres (dépositaires et chambres de compensation) [soit les dépositaires et chambres de compensation se qualifiant sur cette liste comme lieux agréés de dépôt de titres sans que le courtier membre de l’OCRCVM ne soit tenu de conclure une convention de garde distincte]
- Liste des institutions financières / entités / organismes de placement collectif détenant des conventions de garde signées [les entités figurant sur cette liste ont signé une Convention de garde de simple fiduciaire (Accord de simple fiduciaire de fonds communs de placement) avec l’OCRCVM et se qualifient comme lieux agréés de dépôt de titres pour des produits de placement particuliers énumérés sans que le courtier membre de l’OCRCVM ne soit tenu de conclure une convention de garde distincte]
- Liste des entités considérées comme aptes à détenir des lingots bonne livraison d’or et d’argent de la LBMA [les entités figurant sur cette liste se qualifient comme lieux agréés de dépôt de titres pour la détention de lingots d’or et d’argent qui satisfont aux normes propres aux lingots bonne livraison d’or et d’argent de la London Bullion Market Association (LBMA); le courtier membre de l’OCRCVM doit quand même conclure une convention de garde distincte pour métaux précieux.]
Où se trouvent les conventions types du secteur sur votre site Web?
Les conventions types du secteur se trouvent dans une section distincte de la page
Listes des annexes complémentaires.
Un employé du courtier membre peut-il cautionner (garantir) le compte de négociation d’un autre employé de la même société ou le compte d’un client?
Un employé peut cautionner le compte de négociation d’un autre employé à la condition d’avoir une marge (couverture) excédentaire suffisante dans son compte, mais il lui est interdit de cautionner le compte d’un client. Toutefois, l’article 15 de la Règle 100 de l’OCRCVM prévoit certaines exceptions pour les associés, les administrateurs et les dirigeants d’un courtier membre, pourvu que certaines conditions soient remplies.
Un membre de la famille d’un conseiller en placement peut-il agir comme caution du compte de celui-ci?
L’alinéa 15(d) de la Règle 100 permet aux proches parents du conseiller en placement de cautionner (garantir) le compte de celui-ci.
Le courtier membre peut-il fournir un cautionnement financier à un tiers?
Selon les Notes et directives de l’État B de l’OCRCVM, le courtier membre peut fournir, indirectement ou directement, de l’aide financière à une personne physique et/ou morale sous forme de prêt, de cautionnement, d’octroi de sûreté, d’engagement ou de toute autre façon, si le montant du prêt, du cautionnement, de la sûreté octroyée, de l’engagement ou de toute autre forme d’aide se limite à un montant fixe ou déterminable et que ce montant est pris en compte dans le calcul du capital régularisé en fonction du risque.
Assurance
Les compagnies d’assurance doivent-elles être inscrites au Canada pour émettre une police d’assurance des institutions financières (PAIF) à un courtier membre?
L’assurance que doit maintenir en vigueur un courtier membre selon la Règle 400 de l’OCRCVM peut être émise directement (i) soit par un assureur inscrit ou titulaire d’une licence en vertu des lois du Canada ou d’une province canadienne, (ii) soit par un assureur étranger autorisé par la Société. Aucun assureur étranger ne sera autorisé par la Société à moins d’avoir une valeur nette minimum prescrite de 75 millions de dollars selon le dernier bilan vérifié, sous réserve que des renseignements financiers acceptables relatifs à cette compagnie d’assurance soient disponibles aux fins d’inspection et que la Société juge que l’assureur est assujetti à un contrôle, par les autorités de réglementation du lieu de constitution, essentiellement analogue à celui auquel les compagnies d’assurance sont assujetties au Canada.
Les courtiers membres doivent-ils limiter leur couverture d’assurance au maximum de 25 millions de dollars?
Les courtiers membres ont l’obligation d’avoir la couverture d’assurance minimale prescrite, mais il serait prudent pour les courtiers membres d’avoir une couverture d’assurance adéquate, sur le fondement des besoins de leur activité, sans tenir compte du maximum fixé par les Règles de l’OCRCVM.
Les courtiers membres doivent-ils indiquer l’avoir net des clients sur le tableau 10 même s’ils ont la couverture d’assurance maximum de 25 millions de dollars?
Oui, l’OCRCVM exige que l’avoir net des clients soit indiqué dans le Tableau 10.
Un courtier membre peut-il utiliser une police d’assurance autre que le formulaire 14, pour autant que la police contienne les clauses prescrites?
Oui, les courtiers membres peuvent utiliser une police d’assurance autre que le formulaire 14, à condition d’être en mesure de fournir à l’OCRCVM des avis juridiques qui confirment que la police respecte les minimums indiqués dans le formulaire 14.
La couverture maximale prescrite de 25 millions de dollars s’applique-t-elle à toutes les clauses de la PAIF?
La couverture maximale s’applique à toutes les clauses de la PAIF sauf à la clause C – En transit, où la couverture prescrite doit correspondre à la valeur exacte des biens couverts (alinéa 2(c) de la Règle 400 de l’OCRCVM).
Peut-on recourir à une couverture d’assurance temporaire pour la protection en transit, s’il n’arrive pas souvent qu’on doive avoir cette protection?
Oui.
Un courtier membre peut-il utiliser l’assurance du service de messagerie au lieu de la couverture en transit?
Non.
Les chèques certifiés doivent-ils être inclus dans le calcul de la couverture en transit prescrite lorsqu’ils sont transportés aux bureaux ou à partir des bureaux du courtier membre?
Non.
Pour quelle raison exige-t-on dans certains cas une limite totale double pour la PAIF?
La limite totale double est prescrite pour que la couverture s’étende à deux sinistres simultanés subis par un courtier membre.
Comment faut-il indiquer une couverture avec limite totale double de 10 millions de dollars dans le tableau 10?
10 millions de dollars.
Un courtier membre qui doit avoir une couverture avec limite totale double de 10 millions de dollars peut-il utiliser plutôt une limite totale simple de 20 millions de dollars?
Oui. La limite totale double est prescrite dans la Règle 400 de l’OCRCVM pour garantir que deux sinistres simultanés soient couverts.
Les courtiers chargés de compte doivent-ils inclure l’avoir net des clients de leurs remisiers (type 1, 2, 3 et 4) dans le calcul de leur propre couverture d’assurance?
Oui. Puisque le courtier chargé de compte a accès à l’actif des clients des remisiers ou en a le contrôle, tous ces actifs doivent être inclus en vue du calcul de l’assurance du courtier chargé de compte. La couverture d’assurance exigée est fondée sur la notion d’actifs susceptibles de vol.
Les courtiers membres remisiers sont-ils tenus d’avoir leur propre couverture d’assurance ou peuvent-ils s’en remettre à la couverture du courtier chargé de compte?
Les remisiers (de toutes les catégories) sont tenus d’avoir leur propre couverture d’assurance, fondée sur l’avoir net de leurs propres clients, sans tenir compte de la couverture du coutier chargé de compte. Malgré la double couverture de l’avoir net des clients, les exigences d’assurance constituent une exigence minimale pour les courtiers membres à laquelle ils sont tenus de se conformer.
Si un courtier chargé de compte passe prendre des titres aux locaux du remisier, laquelle des couvertures d’assurance sera utilisée pour la protection en transit?
La police du courtier chargé de compte devrait fournir la protection en transit.
Si le remisier expédie des titres au courtier chargé de compte, laquelle des couvertures d’assurance s’appliquera?
Ce serait la couverture du remisier qui devrait s’appliquer aux titres expédiés.
Y a-t-il un plafond à la franchise d’assurance?
Il faut répondre «non» à la question, mais il faut comprendre que l’autoassurance n’est pas une solution acceptable. Autrement dit, il n’est pas acceptable qu’un membre fournisse du capital au lieu de la couverture d’assurance prescrite.
Quel montant le courtier membre doit-il indiquer comme couverture d’assurance réelle sur le tableau 10 si ce montant est différent pour les diverses clauses (A à E) de la police?
Il faut indiquer comme couverture d’assurance réelle sur le tableau 10 le moins élevé de ces montants.
Les courtiers membres de l’OCRCVM qui ont des cautionnements réciproques ont-ils besoin de couvertures d’assurance distinctes?
Tous les courtiers membres de l’OCRCVM doivent se conformer aux normes minimales de l’Association, qui comprennent la couverture d’assurance. Si deux courtiers membres ont des cautionnements réciproques, ils peuvent soit avoir des polices distinctes, soit être désignés dans la même PAIF. Dans ce dernier cas, l’alinéa 7(a) de la Règle 400 de l’OCRCVM ne ferait pas de difficulté à cause du cautionnement réciproque.
La couverture individuelle ou d’ensemble en vertu de la police peut-elle être affectée par des demandes d’indemnité faites par une filiale du courtier membre ou pour son compte?
Selon le sous-alinéa 7(b)(ii) de la Règle 400 de l’OCRCVM, la couverture individuelle ou d’ensemble ne peut être affectée que par les demandes d’indemnité faites par des filiales dont les résultats financiers sont consolidés avec ceux du courtier membre ou pour leur compte. La consolidation dans ce contexte s’applique aux sociétés reliées, au sens défini à l’article 1 de la Règle 1 de l’OCRCVM, et non en fonction de la consolidation des filiales dans la comptabilité.
Comment faut-il traiter les PAIF qui incluent d’autres entités dans la police?
D’autres entités peuvent être incluses dans la police du courtier membre lorsqu’il s’agit d’une police globale qui comporte les dispositions prévues à l’article 7 de la Règle 400 de l’OCRCVM. C’est qu’il est important de noter, c’est que la couverture du courtier membre doit rester intacte.
Dans le cas d’un courtier membre qui a une police comportant une clause prévoyant le rétablissement intégral, y aurait-il des difficultés à inclure d’autres entités dans la police?
Non, pour autant que le courtier membre est le premier assuré désigné et que sa couverture reste intacte.
Dans quel délai faut-il corriger les insuffisances de couverture?
Les insuffisances qui n’excèdent pas 10 % de la couverture exigée doivent être corrigées dans un délai de deux mois à compter du moment où l’insuffisance a été établie. Dans le cas d’insuffisances de 10 % ou plus, le courtier membre doit prendre des mesures pour les corriger dans un délai de 10 jours à compter du moment où l’insuffisance a été établie et le courtier membre doit en aviser immédiatement la Société.
La couverture d’assurance exigée varie-t-elle en fonction de la négociabilité des titres?
Selon l’alinéa 5(f) de la Règle 400 de l’OCRCVM, pour le calcul de la couverture d’assurance exigée, aucune distinction ne doit être faite entre les titres sous forme négociable et les titres sous forme non négociable.
Qu’est qu’une garantie de premier rang et en quoi se distingue-t-elle d’une garantie de deuxième rang?
La couverture d’assurance peut être répartie entre plusieurs polices. Un ou plusieurs assureurs peuvent intervenir et l’une des couvertures peut être de type global tandis que les autres sont une couverture directe. La garantie de premier rang serait normalement jusqu’à concurrence d’un certain montant, avec une franchise. La garantie de deuxième rang représente une autre couche de couverture comportant une franchise égale au montant de la garantie de premier rang. La garantie de deuxième rang peut faire partie de la couverture d’une police globale.
L’assurance postale peut-elle faire partie de la couverture de la PAIF ou doit-elle faire l’objet d’une couverture distincte?
La couverture du courrier recommandé peut être mise en place par une police distincte ou par un avenant de la PAIB (Formulaire 14). Le montant de la couverture exigée doit couvrir l’usage réel sans minimums fixes.
Y a-t-il une couverture minimale d’assurance postale qui est exigée?
Non, la couverture exigée est fondée sur l’usage réel.
L’assurance postale peut-elle faire partie d’une couverture globale?
Oui, l’assurance postale peut faire partie d’une couverture globale. Dans ce cas, toutefois, la couverture du courrier doit être assujettie aux dispositions de la police d’assurance globale indiquées à l’article 7 de la Règle 400 de l’OCRCVM.
L’assurance postale donne-t-elle lieu à l’obligation de donner à l’OCRCVM un préavis de 30 jours en cas de résiliation?
Oui, selon l’article 3 de la Règle 400 de l’OCRCVM, l’assurance postale doit être traitée de la même manière que la PAIF normale.
Un courtier membre peut-il être dispensé de l’obligation d’avoir une assurance du courrier recommandé?
Oui, selon une modification apportée à l’article 1 de la Règle 400 de l’OCRCVM, la Société peut dispenser un courtier membre de cette obligation si celui-ci lui remet un engagement écrit de ne pas utiliser la poste pour l’expédition d’espèces ou de titres, négociables ou non négociables, que ce soit le courrier de première classe, le courrier recommandé, le courrier exprès ou le courrier aérien.
Les mandataires exerçant leur activité dans le cadre d’une relation mandant/mandataire (Règle 39 de l’OCRCVM) sont-ils couverts en vue de l’assurance selon la PAIF ordinaire (formulaire 14)?
L’alinéa 4(f) de la Règle 39 de l’OCRCVM dispose que les polices d’assurance des institutions financières et les couvertures d’assurance que le courtier membre doit maintenir en vertu des Règles 17 et 400 de l’OCRCVM doivent couvrir et viser la conduite du mandataire. Pour se conformer à l’alinéa 4(f) de la Règle 39 de l’OCRCVM, un courtier membre doit ajouter à sa PAIF un avenant mandataires pour que tous ses mandataires et les employés de ceux-ci soient couverts par la PAIF (formulaire 14) dans la même mesure que les employés du membre.
Les courtiers membres sont-ils tenus d’avoir une couverture en excédent du FCPE?
La couverture en excédent du FCPE vise à fournir un complément de protection aux clients d’un courtier membre en cas d’insolvabilité, qui vient s’ajouter à la couverture fournie par le FCPE. Cela représente un avantage concurrentiel, mais ne constitue pas l’une des exigences minimales rattachées à la qualité de membre.
Lorsque le vérificateur confirme l’assurance d’institution financière dans sa vérification après la clôture de l’exercice, doit-il s’adresser au courtier d’assurances ou à l’assureur?
Le vérificateur peut confirmer l’assurance d’institution financière auprès du courtier d’assurances ou de l’assureur.
L’exigence relative à la «limite totale double» (lorsqu’une limite totale est stipulée) s’applique-elle à l’assurance du courrier recommandé?
Non. L’article 5 de la Règle 400 de l’OCRCVM (qui prévoit cette limite totale double) ne s’applique pas à l’article 1 du même Règlement (disposition relative au courrier recommandé). Par conséquent, le courrier recommandé n’est pas assujetti à l’exigence relative à la limite totale double.
Accord de simple fiduciaire
À quoi sert l’accord de simple fiduciaire?
Pour que les produits de placement (notamment les parts de fonds communs de placement, les parts de fonds distincts, les certificats de placement garanti et autres titres de dépôt) émis sous forme d’inscription en compte par un émetteur ou par son mandataire puissent être considérés comme étant détenus dans un lieu agréé de dépôt de valeurs, l’émetteur ou son mandataire peut conclure une convention de garde avec l’OCRCVM. La convention de garde expose les modalités selon lesquelles ces titres sont déposés et comporte des clauses interdisant l’utilisation ou l’aliénation des titres sans le consentement écrit préalable du courtier membre et prévoyant que les titres pourront être livrés au courtier membre sans délai sur demande. L’OCRCVM a signé des conventions du genre au nom de ses membres de façon à réduire le nombre de cas où des émetteurs ou leurs mandataires devront conclure des conventions individuelles avec chaque courtier membre avec lequel ils traitent.
Une autre solution possible est que l’émetteur ou son mandataire conclue la convention de garde prescrite directement avec le courtier membre de l’OCRCVM.
À quelle fréquence la liste approuvée des simples fiduciaires est-elle produite?
La liste approuvée des accords de simple fiduciaire est mise à jour et produite une fois par mois. Elle peut être consultée sur le site Web de l’OCRCVM sous « Règles régissant les courtiers membres / Avis de l’OCRCVM ».
Quel est le rôle administratif de l’OCRCVM dans l’approbation de l’accord de simple fiduciaire?
L’ACCOVAM (maintenant l’OCRCVM) et le Fonds canadien de protection des épargnants (FCPE) ont conclu, le 9 mai 2005, une entente aux termes de laquelle toutes les conventions de garde existantes signées au nom du FCPE à titre de simple fiduciaire ont été cédées à l’OCRCVM, qui en assure désormais l’administration. Dans le cadre de l’administration de ces conventions de garde, l’OCRCVM fait preuve de diligence raisonnable afin de s’assurer que chaque convention de garde est établie dans la forme prescrite et qu’elle est dûment signée par les personnes responsables. Des exemplaires de la convention portée au dossier peuvent être obtenus sur demande.
Quel est le rôle du courtier membre?
Les courtiers membres ont toujours la responsabilité d’exercer une diligence raisonnable à l’égard des produits et de juger de la convenance des placements qui sont vendus aux clients.
Quel est le rôle du gestionnaire de fonds?
Pour vous aider à bien comprendre la portée des activités et le rôle qu’exerce un gestionnaire de fonds (appelé aussi parfois administrateur du fonds), voici ses principales fonctions :
- Calculer la valeur liquidative de chaque part et de l’ensemble des parts;
- Tenir les registres financiers et les registres des comptes;
- Préparer le dossier de vérification annuelle et assurer la liaison avec le vérificateur;
- Assurer la liaison avec le conseiller responsable du fonds, le dépositaire, les courtiers et les autres prestataires de services;
- Assurer la liaison avec les investisseurs potentiels et envoyer la documentation relative aux émissions;
- Calculer, confirmer et organiser le paiement de toutes les acquisitions et rétrocessions de parts et de tous les frais et dépenses, et organiser le versement de tous les dividendes ou de toute autre distribution, au besoin;
- Tenir les livres et les registres réglementaires;
- Agir comme agent des transferts et agent responsable de la tenue des registres, veiller à l’immatriculation des titres et assurer la liaison avec les porteurs de parts en ce qui concerne les acquisitions, les rétrocessions et les transferts;
- Exercer une diligence raisonnable à l’égard des investisseurs dans le cadre de la lutte au blanchiment d’argent;
- Agir à titre de secrétaire de la société et veiller, entre autres choses, à l’organisation des réunions du conseil d’administration, à la convocation des assemblées annuelles et à la préparation des procès-verbaux des réunions du conseil;
- Tenir une copie du registre des parts dans ses bureaux et, si l’administration du fonds ne se fait pas directement sur place, veiller à ce que le registre original des parts soit conservé dans les bureaux du territoire de compétence; et
- Veiller à ce que le fonds se conforme aux modalités de la notice d’offre.
Quels documents sont exigés pour inclure un gestionnaire de fonds dans la liste mensuelle des conventions de garde des simples fiduciaires produite par l’OCRCVM?
- a) Deux exemplaires signés de l’accord de simple fiduciaire (qui ne peut pas être modifié).
- b) Preuve que le gestionnaire de fonds ou le conseiller du fonds est inscrit auprès d’une commission des valeurs mobilières provinciale à titre de gestionnaire de fonds d’investissement ou auprès du Bureau du Surintendant des institutions financières (« BSIF »). Tout autre genre d’inscription sera examiné par l’OCRCVM pour autorisation. Par gestionnaire de fonds, il faut entendre « l’entité responsable de l’administration du fonds ». Voir la question 5 ci-dessus.
- c) Copie de la notice d’offre (ou du prospectus s’il y a lieu).
- d) Résolution de la société avec les noms des signataires autorisés.
- e) Statuts constitutifs.
- f) Lettre de référence du courtier membre de l’OCRCVM qui fera la distribution du produit de placement en question.