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Les investisseurs changent



Le secteur de la gestion de patrimoine est fondé sur les relations avec la clientèle. Les changements culturels et sociaux qui corrigent le déséquilibre du pouvoir entre hommes et femmes, combinés au profil démographique changeant des Canadiens, ont fait naître deux nouveaux segments importants d’investisseurs, les femmes et les millénariaux, qui cherchent un style de relation différent avec leur société de gestion de patrimoine.

 

La présence croissante des femmes et des millénariaux

Au Canada, près de mille milliards de dollars canadiens du patrimoine des particuliers seront transférés à une autre génération au cours de la période de 2016 à 2026 (source : Investor Economics Household Balance Sheet Report—Canada 2017), ce qui changera de façon importante le profil démographique des investisseurs en faveur des femmes et des millénariaux.

 

Au Canada, on prévoit que les investisseuses exerceront un contrôle direct sur près de la moitié du patrimoine total des particuliers d’ici 2026 (source : Investor Economics Household Balance Sheet Report—Canada 2017), car le nombre de femmes canadiennes célibataires divorcées ou veuves continue de croître, et les baby-boomeuses continuent de survivre à leur conjoint. L’évolution des attitudes sociales à l’égard du mariage et de la carrière a permis aux femmes de s’assumer encore davantage sur le plan financier. Ainsi, de nombreuses femmes canadiennes se marient plus tard, gagnent un revenu plus élevé et maintiennent leur indépendance financière même si elles sont mariées ou en union de fait. Les objectifs de planification financière et de placement des femmes ainsi que leurs exigences en matière de conseils sont différents de ceux de leurs homologues masculins, et n’ont pas été bien pris en considération par le passé, ce qui a amené environ 70% d’entre elles à quitter leur conseiller dans l’année suivant le décès de leur conjoint (source : The Journal of Financial Service Professionals).

 

L’évolution des attitudes sociales à l’égard du mariage et de la carrière a permis aux femmes de s’assumer encore davantage sur le plan financier. Ainsi, de nombreuses femmes canadiennes se marient plus tard, gagnent un revenu plus élevé et maintiennent leur indépendance financière même si elles sont mariées ou en union de fait.

Les millénariaux, nés entre 1982 et 1995, ont dépassé en nombre les baby-boomers et représentent maintenant la plus importante génération vivant au Canada (source : Nielsen Millennials By The Numbers). Ils sont plus à l’aise avec les offres numériques et demandent davantage de transparence et un certain contrôle sur le processus de gestion de patrimoine. Les millénariaux continuent de remettre en question les modèles de services traditionnels. Ils n’ont aucune tolérance pour les relations tendues et exigent à la place une expérience personnalisée et riche qu’ils peuvent obtenir sur demande. Les nouveaux modèles de services que les millénariaux privilégient sont tout aussi populaires auprès de la génération X et des baby-boomers. L’attitude différente à l’égard de la carrière et du patrimoine a contribué à prioriser les horizons de placement plus courts, et à accorder une plus grande importance à la souplesse, aux flux de trésorerie et à l’expérience client.

 

Les femmes représentent un segment croissant d’investisseurs

Source: Investor Economics Household Balance Sheet Report – Canada 2017
Source: The Journal of Financial Service Professionals

Ce que veulent les millénariaux à l’ère numérique :

Source: Millennials & Money – Accenture 2017

 

L’évolution des attentes

Au-delà des données démographiques, les attentes des investisseurs changent et augmentent au sein de tous les segments sociaux. Les investisseurs ont des points de vue bien précis en ce qui concerne l’argent et les placements, la façon dont ils souhaitent obtenir des services-conseils, et la façon dont ils préfèrent interagir avec les sociétés—points de vue qui diffèrent à bien des égards de ceux qu’avaient les investisseurs par le passé.

En général, les investisseurs canadiens sont plus instruits et sûrs d’eux-mêmes que jamais, et ont une vie numérique bien remplie. Ils ne s’attendent pas à ce que leur expérience numérique cesse quand il est question de services financiers. Par conséquent, les capacités et outils numériques font dorénavant partie des attentes minimales des clients et ne sont plus des facteurs de différenciation pour les sociétés. Les sociétés qui prennent du retard dans la sphère numérique pourraient de plus en plus être considérées comme désuètes et dépassées

Les Canadiens recherchent des conseils complets qui appuient leurs objectifs financiers généraux et leurs objectifs de vie. Les investisseurs regardent au-delà de leurs comptes et de leurs produits de placement, et on pourrait soutenir que c’est ce qu’ils ont toujours fait. Comme l’a dit une personne interrogée : «Nous (le secteur) avons déshumanisé le facteur qui, avec la santé, est le plus essentiel sur le plan humain au bien-être du client (son patrimoine), à tel point que les consommateurs s’en sont détachés»

Bon nombre de ces clients recherchent une approche qui non seulement soutient leurs objectifs financiers individuels et leurs objectifs de vie, mais tient aussi compte des objectifs financiers de toute la famille ou de tout le «ménage». Et les offres axées sur les produits semblent trouver un écho auprès d’un nombre de moins en moins grand d’investisseurs.

*Application des mécaniques propres aux jeux, notamment aux jeux vidéo (narrations intéressantes, scénarios complexes, utilisation de la compétition et de tableaux de classement), pour inciter de façon ludique les utilisateurs à adopter de nouveaux comportements.

 

Le secteur de la gestion de patrimoine est à un tournant
Le secteur connaît une période de transition critique, car les importants transferts intergénérationnels du patrimoine engendrent de nouveaux investisseurs qui ont une opinion différente à propos de l’argent et de l’importance des conseils.

 

Le secteur de la gestion de patrimoine est à un tournant

Source: Consultation menée par l’OCRCVM et Accenture auprès du secteur, 2018

 

Les conseils concernant les choix de vie clés sont de plus en plus valorisés par les investisseurs

Lors d’une étude récente réalisée par Accenture, les investisseurs ont indiqué que les services qui leur sont le plus utile sont les services-conseils qui ont trait à la retraite et les conseils ponctuels, et que d’autres services comme la planification des objectifs et des conseils concernant la succession et des produits spécialisés jouent aussi un rôle important (Source: Wealth in the Digital Age – Accenture 2017).

 

La transparence et la transition en douceur à d’autres offres de service

De nombreux investisseurs demandent que le processus de gestion de patrimoine soit plus transparent et veulent en avoir un contrôle accru. De plus, ils souhaitent pouvoir passer facilement d’un type ou niveau de service à un autre, sans devoir passer d’un secteur d’activité à un autre et sans devoir ouvrir de nouveaux comptes. Par exemple, en vertu du régime de réglementation canadien, les investisseurs doivent encore créer et gérer des comptes distincts dans différents secteurs d’activité du même établissement financier pour avoir accès à la fois à des services spécialisés complets et à des services d’exécution d’ordres sans conseils.

 

Dans le cadre d’une étude récente, Accenture a examiné plus de 30 outils et services offerts par les banques et les sociétés de courtage et a évalué leur importance pour les clients.

Services-conseils privilégiés par les investisseurs

Source: Sondage auprès des investisseurs d’Accenture intitulé «Wealth in the Digital Age», 2017